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Flux migratoire: Alain Juppé met en garde le Canada contre «l’asile détourné»

Le maire de Bordeaux et ex-premier ministre français, Alain Juppé, estime que le Canada devra rapidement faire la distinction entre les migrants qui font une demande d’asile parce qu’ils sont persécutés et ceux qui le font pour tenter d’améliorer leur situation économique.
Photo Pascal Dugas-Bourdon Le maire de Bordeaux et ex-premier ministre français, Alain Juppé, estime que le Canada devra rapidement faire la distinction entre les migrants qui font une demande d’asile parce qu’ils sont persécutés et ceux qui le font pour tenter d’améliorer leur situation économique.

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QUÉBEC | Le maire de Bordeaux et ex-premier ministre français, Alain Juppé, estime que le Canada devra rapidement faire la distinction entre les migrants qui font une demande d’asile parce qu’ils sont persécutés et ceux qui le font pour tenter d’améliorer leur situation économique.

«C’est un devoir d’accueillir les personnes qui sont persécutées dans leur pays d’origine: c’est ce qu’on appelle l’asile. Mais on sait très bien aussi que l’asile est parfois détourné par des migrants économiques», a expliqué M. Juppé, en marge d’un entretien avec le premier ministre Philippe Couillard, à Québec.

«On se rend compte, au bout d’un certain temps, que tout le monde n’a pas droit à l’asile, alors ça pose des problèmes de retour dans le pays d’origine», a-t-il également indiqué.

Distribution de la richesse

Les migrants en quête d’une meilleure qualité de vie ne doivent pas pour autant être laissés pour compte, a expliqué Alain Juppé, soulignant que le travail doit se faire en amont.

«Si nous ne sommes pas capables d’investir massivement pour aider ces pays à décoller économiquement, les flux migratoires ne seront pas contrôlés», a-t-il précisé.

Le «principal enjeu» quant aux flux migratoires est «le rééquilibrage de la richesse à faire dans le monde», a-t-il poursuivi.

«Il faut aussi aider ces pays à s’en sortir», a-t-il dit.

Malgré ces quelques pistes de solution, M. Juppé a tenu à préciser qu’il n’était pas à Québec pour donner à qui que ce soit des conseils sur les politiques migratoires à adopter.