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Un campeur saisonnier averti en vaut deux

Camping
Photo Julien Cabana La vie de saisonnier présente beaucoup d’avantages. Avant de vous lancer dans l’aventure, prenez soin de vous renseigner et de consulter la documentation disponible pour bien comprendre les règles qui régissent ce milieu.

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Bien des amateurs rêvent de vivre en saisonniers sur les différents terrains de camping du Québec qui offrent cette possibilité. Avant de signer un engagement en ce sens, il y a des éléments très importants à vérifier pour éviter les mauvaises surprises.

Présentement, c’est la période des renouvellements ou des signatures de nouveaux contrats qui commence.

« Les gens qui veulent pratiquer ce genre de camping pourront bénéficier de nombreux avantages, c’est certain, sauf qu’il faut savoir que des règles précises régissent ces ententes, d’expliquer le président-directeur général de Camping Québec, Simon Tessier. Par exemple, dans certains cas, les propriétaires de camping peuvent exiger un âge maximal pour les roulottes acceptées sur leurs terrains. »

Les contrats signés sont des baux de villégiature. Le campeur saisonnier est locataire et non propriétaire de son terrain. « S’il veut être propriétaire, le saisonnier doit plutôt regarder vers les formules de type condo-camping. Il se doit de respecter les règles établies par l’exploitant », ajoute M. Tessier. Il a aussi tenu à souligner que le coût du loyer demandé ne relève pas de la Régie des loyers. C’est le jeu de l’offre et de la demande.

LES AVANTAGES

Dans l’esprit de ce spécialiste, il est clair que le camping saisonnier comporte des avantages dont il faut tenir compte.

« Opter pour le camping en mode saisonnier, c’est opter pour un chalet sans certains de ses mauvais côtés comme l’entretien, le coût d’acquisition élevé ou encore l’entretien des routes, souligne-t-il. Il n’est pas rare de voir des campeurs opter pour des terrains de camping situés à la même distance de leur travail que l’est leur maison. Ils peuvent ainsi déménager pour quatre, cinq ou six mois au camping durant la saison et faire leur même routine tout en profitant le soir d’un endroit où ils peuvent vraiment décrocher. »

Du côté des familles, le gros avantage du mode stationnaire vient du fait que la préparation est grandement allégée et simplifiée. « Tout le nécessaire est déjà au camping. Il suffit de se déplacer jusqu’au terrain et le tour est joué. » Pour aller plus loin, il a expliqué que, souvent, au moment de l’adolescence, plusieurs jeunes ne veulent plus suivre leurs parents en camping. Si les parents sont saisonniers, cela peut permettre aux jeunes de décrocher un emploi d’été.

ACHETER SUR PLACE

Il n’est pas rare de voir des gens acheter une roulotte déjà installée sur un camping, mise en place par un saisonnier. Encore là, si vous achetez un équipement, vous ne devenez pas du même coup locataire des lieux.

L’emplacement loué demeure toujours la propriété du propriétaire du terrain de camping. C’est rare que cela se produise, mais le propriétaire pourrait ne pas vouloir signer un contrat de location avec vous. Si le gestionnaire possède une liste d’attente de futurs saisonniers, il peut décider de l’appliquer et de ne pas vous louer. Alors, vous serez tenu de déplacer la roulotte à vos frais.

Il n’est surtout pas question de faire la chasse aux sorcières dans ce dossier, sauf qu’il ne faut pas se mettre la tête dans le sable. Pour en savoir plus et obtenir de bons conseils, vous pouvez aller consulter le site www.campingquebec.com. Une section entière est consacrée aux campeurs saisonniers. On y trouve même une liste de campings qui offrent ce service. Une petite lecture de quelques minutes qui peut faire la différence.

Le prêt-à-camper

la formule du prêt-à-camper représente sans aucun doute la meilleure façon de voyager en camping, sans avoir à acheter et à trimbaler beaucoup d’équipements. Les campings du Québec vous offrent différentes formules dans ce domaine. Il y a la location de caravanes, de tentes-caravanes, de tentes de type prospecteur, de tipis, de yourtes, d’hébergement dans les arbres et de chalets ou cabines. Vous avez uniquement besoin de vos choses personnelles et votre nourriture. Pour en savoir plus : www.campingquebec.com.

Fréquentation en hausse

Selon une étude menée par Tourisme Québec, en 2016, le nombre d’emplacements disponibles et d’emplacements occupés dans les terrains de camping ont respectivement augmenté de 2,3 % et de 2,9 % par rapport à 2015. L’offre des terrains de camping de petite taille a légèrement augmenté, 1,3 %, alors que leur achalandage a fortement augmenté, 11,4 %. Pour les terrains de taille intermédiaire, l’offre est demeurée similaire et leur achalandage a légèrement augmenté, 1,1 %. Dans le cas des terrains de grandes tailles, les deux indicateurs sont en croissance avec 4 % de plus du nombre d’emplacements disponibles et de 4,2 % des emplacements occupés.

Un cours obligatoire ?

Selon des informations dignes de foi, il appert que le gouvernement chercherait un moyen d’exiger une espèce de permis spécial pour les gens qui veulent conduire un véhicule récréatif. Présentement, pour bien des détenteurs de permis de conduire au Québec, il est mentionné que l’on peut conduire une habitation motorisée. Cette possibilité demeurerait, mais il faudrait quand même suivre un cours spécialement conçu pour la conduite d’un VR. La Fédération québécoise de camping-caravaning offre des cours pour aider dans la conduite d’un véhicule récréatif, mais cela se fait sur une base volontaire. Il est quand même spécial de voir une personne qui a conduit une petite voiture toute sa vie se retrouver tout à coup au volant d’un équipement de grande taille pour circuler sur les routes.