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Ouverture vers le monde

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Comme par le passé, le Théâtre Prospero nous fera découvrir de nombreux auteurs étrangers et québécois pour la saison 2017-2018. C’est par le biais de douze pièces que les textes des dramaturges russe, norvégien, français, allemand et suédois seront portés sur les planches. Une belle façon de s’ouvrir à la culture d’ailleurs.

Les enivrés

Photo Magali Cancel


Une autre belle brochette de ­comédiens prendra place sur la scène principale dans la seconde production du Groupe de la Veillée avec cette fois, une pièce de l’auteur russe Ivan Viripaev. Dix comédiens, dont Paul Ahmarani, David Boutin, Marie-Pier Labrecque et Évelyne Rompré, ­seront réunis pour porter le verbe de ce ­dramaturge qui est aussi scénariste. « On découvrira par le biais de dix tableaux, des personnages enivrés qui, durant une nuit, se révèlent », indique la directrice artistique. « C’est ­sérieux, grave, mais à la fois comique et ­loufoque. »

On traitera de sujet philosophique et de questions existentielles en lien avec l’amour et le rapport aux autres. On s’attend à ce que les langues se délient au point où tout dérapera.

► Dès le 21 novembre 2017

Je disparais

Photo Magali Cancel


Sur la scène principale, on amorcera la saison avec une production maison du Groupe de la Veillée, écrite par l’auteur norvégien Arne Lygre. La pièce met en scène deux femmes – deux amies – qui menaient jusqu’à présent une vie confortable et sans histoire et qui verront précipitamment leur vie complètement bouleversée. « Elles doivent s’enfuir et prendre des ­embarcations pour se rendre ailleurs », annonce d’entrée de jeu la directrice artistique du théâtre Prospero, Carmen Jolin. Je disparais, mettant notamment en vedette Marie-France Lambert, Macha Limonchik et James Hyndman, laisse planer un certain mystère. Est-ce qu’il s’agit d’une catastrophe ou d’une guerre ? On ne sait pas ce qui est à l’origine de ce bouleversement. « Ça pourrait se passer n’importe où sur la planète », ajoute-t-elle. Le sentiment d’insécurité et d’instabilité qui prend de plus en plus de place dans nos ­sociétés est aussi un thème évoqué.

La mise en scène sera signée par Catherine Vidal.

► Dès le 26 septembre 2017

Titus

On ne voudra pas manquer la controversée pièce de Shakespeare, Titus, mise en scène par Édith Patenaude. « Il s’agit d’une metteure en scène très audacieuse », souligne Carmen Jolin. À ceux qui auraient oublié, Titus raconte l’histoire sanglante d’un empereur romain. Considérée comme une œuvre monstrueuse où la vengeance et le pouvoir s’entremêlent, cette tragédie oppose Titus à son ennemie ­Tamora, reine des Goths. En tout, dix comédiens prendront place sur la scène principale.

► Dès le 13 février 2018

On surveille

Du côté de la salle intime, ce sont six autres pièces qui prendront l’affiche. On surveille notamment la pièce Mazaltov, mettant en ­vedette Jean-François Casabonne et la pièce Mélanie sans Extasy où il est ­question de ­dépression et de dépendance. On ­voudra ­également voir trois autres pièces à la salle principale dont la pièce Warda, une ­coproduction belge et québécoise qui a été présentée à Bruxelles l’année dernière. ­Suivront au printemps, les pièces Le poisson combattant et Le nom.