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Cancer : quand la carrière en souffre aussi

Cancer : quand la carrière en souffre aussi
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Grâce à l’amélioration des traitements, 200 000 Québécois sont toujours vivants 10 ans après avoir eu un cancer. La question de leur retour au travail est une réalité avec laquelle les employeurs, les survivants et les professionnels de la santé doivent composer.

Fanny Bourel - 37e AVENUE

Statistique Canada a publié en 2014 une étude examinant les conséquences de la maladie sur la vie professionnelle des survivants du cancer.

Trois résultats ressortent particulièrement : les survivants du cancer sont moins susceptibles de travailler comparativement aux autres, leurs revenus annuels moyens sont plus faibles et l’impact de la maladie est encore plus fort chez les personnes sans diplôme d’études secondaires. Si le caractère trop physique de l’emploi de ces derniers est incompatible avec les séquelles ressenties, le fait de ne pas avoir de diplôme postsecondaire rend plus difficile la réorientation professionnelle.

Des accommodements inappropriés

Or, l’aptitude de la personne à retravailler normalement dépend du type de cancer, des traitements reçus, mais aussi de la réponse du corps, qui varie d’un patient à l’autre. Les collègues et les superviseurs d’un survivant ont tendance à sous-estimer sa capacité à accomplir ses tâches comme avant ou, au contraire, à les surestimer en se basant sur l’expérience d’une cousine ou d’un voisin qui s’est très vite rétabli.

Par exemple, par souci de bien faire, l’employeur peut vouloir alléger la charge de travail du survivant en lui confiant moins de responsabilités, mais l’employé peut alors se sentir discriminé.

Parfois, c’est le survivant lui-même qui, se sentant coupable de donner plus de boulot à ses collègues, nuit à sa reprise du travail en voulant reprendre son emploi trop tôt. Le risque est alors de devoir s’arrêter de nouveau.

Avant la reprise, mieux vaut consulter des intervenants en santé afin de pouvoir préparer de façon optimale le retour au travail, question d’amoindrir les effets de la maladie sur la carrière