/news/politics
Navigation

Demandeurs d’asile à l’école: le coût n’importe pas, affirme le ministre Proulx

Sebastien Proulx
Photo d'archives Simon Clark Le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx

Coup d'oeil sur cet article

Le gouvernement Couillard est prêt à débourser l’argent qu’il faudra pour intégrer les demandeurs d’asile au système d’éducation québécois, et ce, peu importe à combien la facture s’élève.

«Pour moi, le coût ne fera pas de différence», a indiqué le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, lors d’une mêlée de presse, mardi.

Bien que «les règles budgétaires prévoient déjà les cas des demandeurs d’asile», il a reconnu que «dans les faits, il y aura, pour la scolarité, des coûts plus importants pour les demandeurs d’asile que l’an passé».

«Le coût exact de tout ça, je ne l’ai pas maintenant», a-t-il également ajouté.

Le ministre a assuré que cette décision était «un gain pour la société et pour les enfants».

Activités éducatives

Par ailleurs, les enfants demandeurs d’asile présentement hébergés dans les camps temporaires auront droit dès cette semaine à des «activités éducatives» qui devraient les «préparer à leur entrée à l'école».

Le gouvernement du Québec estime à 400 le nombre d’enfants qui sont présentement hébergés sur des sites temporaires.

En plus d’approfondir leur connaissance du français et des autres matières, «les activités organisées permettront également [aux jeunes] de bouger, de se familiariser avec l'environnement culturel du Québec et de socialiser avec un groupe».

Ces jeunes pourront intégrer le réseau d’éducation régulier lorsque leur famille aura trouvé un endroit où loger, a précisé le ministère de l’Éducation.

De plus, les enfants en hébergement temporaire pendant plus de quatre semaines seront intégrés à la commission scolaire responsable du secteur où ils sont hébergés.