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Grands Prix cyclistes: Sagan et Van Avermaet se laissent désirer

Les deux champions brillaient par leur absence mardi à l’aéroport de Québec

GP cycliste QC
Photo d'archives SIMON CLARK Le double champion du monde, Peter Sagan, a remporté Le Grand Prix cycliste de Québec l'an dernier.

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Plusieurs vedettes du cyclisme mondial sont arrivées en ville en prévision de la huitième édition des Grands Prix Cyclistes, qui auront lieu ce vendredi sur la Grande Allée, et dimanche à Montréal.

La rentrée automnale coïncide depuis 2010 avec un grand rendez-vous sportif vite devenu un incontournable pour les amateurs.

Le double champion du monde Peter Sagan, vainqueur dans les rues de Québec l’an dernier, n’était pas à bord du même vol que ses coéquipiers, mais sa présence dans le peloton est assurée. Le Slovaque de 27 ans devrait être au Château Frontenac dès mercredi.

Son principal adversaire, le champion olympique Greg Van Avermaet, meneur au classement UCI et gagnant à Montréal l’an dernier, brillait également par son absence mardi. Le Belge de 32 ans devrait aussi donner quelques coups de pédale dans les rues de la capitale ce matin pour se délier les jambes. À l’approche du Championnat du monde, un duel de titans est encore une fois à prévoir entre les deux cyclistes qui ont soif de victoire.

Un peu de retard

Le vainqueur du Grand Prix de Québec en 2015 et deuxième du Tour de France 2017, le Colombien Rigoberto Uran avait également d’autres engagements qui ont retardé son arrivée de quelques heures.

Pour sa part, le cycliste belge Tim Wellens a esquissé un large sourire lorsqu’on lui a rappelé les conditions météorologiques horribles au moment de sa victoire à Montréal, en 2015.

« Pour moi, ce n’est pas mauvais ! Ça ne me dérange pas s’il pleut. C’est ma seule victoire sur une course d’un jour en WorldTour. C’est un très bon souvenir dans ma carrière », a expliqué l’athlète de 26 ans.

De bons souvenirs

Vainqueur deux fois à Québec (2012 et 2014) et une fois à Montréal (2014), le puncheur australien Simon Gerrans devrait jouer un rôle différent cette année au sein de son équipe Orica.

« J’ai couru trois fois à Québec et j’ai gagné deux fois, alors les souvenirs sont bons ! Nous avons plusieurs options pour positionner un leader dans le final. Ce sont toujours des courses très importantes », a confié le cycliste désormais âgé de 37 ans.

Tom Dumoulin a remporté le Tour d’Italie en début de saison.
Photo courtoisie
Tom Dumoulin a remporté le Tour d’Italie en début de saison.

Le Néerlandais Tom Dumoulin pourrait aussi brouiller les cartes. Champion du dernier Tour d’Italie et gagnant de sept étapes de grands tours, ses succès en 2017 sont venus tôt en saison.

« Je me sens bien. On n’est jamais sûr à 100 % mais j’ai travaillé fort en altitude pour ces courses et pour le Championnat du monde », a ajouté le coureur de 26 ans de l’équipe Sunweb.

Un avenir assuré au Québec

L’avenir des deux courses cyclistes en sol québécois n’inquiète pas l’organisateur Serge Arsenault, mais ce dernier se fait moins catégorique lorsqu’il évoque la création d’un troisième Grand Prix aux États-Unis.

« Pour Québec, 2018 est inclus, Montréal jusqu’en 2019. Quand on regarde les retombées et la satisfaction des gens, je ne veux pas appeler ça des négociations, mais bien des discussions. On travaille ensemble. Québec et Montréal sont des partenaires », a lancé le grand patron des courses qui rejette sans hésitation l’idée de modifier les parcours désormais qualifiés de « classiques ».

« C’est comme un parcours de Formule 1. Comme en descente en ski alpin, on ne changera pas Kitzbühel. »

L’an dernier, le grand patron souhaitait présenter une troisième course au programme, peut-être dès 2017. La situation politique américaine a passablement bousculé les plans, même si le projet est loin d’être enterré, selon le principal intéressé.

Des projets

La nouvelle épreuve UCI World Tour pourrait avoir lieu sur la côte Est des États-Unis, possiblement avant le circuit de Québec.

« Quelque part entre Portland et Washington », avait-il lancé sans confirmer l'endroit en septembre 2016.

« Il va y avoir des additions. On ne peut pas rester en statu quo avec ces deux courses. Il y a eu des tentatives. Il y a des projets. Il est temps que nous puissions avancer dans le monde international du cyclisme sans demander l’avis, en tout respect, de nos collègues européens. Il y a un océan qui nous sépare, au sens propre et figuré, dans notre vision du cyclisme moderne », a expliqué hier M. Arsenault.

La stratégie a donc changé et ce dernier se donne maintenant jusqu’en décembre 2017, sans donner plus de détails.

Un séjour de dix jours en Amérique plairait sûrement aux cyclistes et trois épreuves pourraient donner plus de points UCI que le Tour d'Espagne.

Quant à cette 8e édition, l’organisateur est à nouveau très enthousiaste. « Lorsque les garçons arrivent, le boulot est terminé pour nous. Ça va être des Grands Prix extraordinaires parce que dans ma tête, celles des équipes et des coureurs, ces courses sont devenues des monuments. »