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Comment les ouragans se forment-ils?

Un portrait de l'ouragan Irma. Sous des airs charmants se cache un ouragan de catégorie 5.
AFP Un portrait de l'ouragan Irma. Sous des airs charmants se cache un ouragan de catégorie 5.

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Lorsque les ouragans frappent, on dirait - à juste titre - que le ciel nous tombe sur la tête. Mais ils ont bien dû commencer à quelque part. Comment les ouragans se forment-ils?

Il faut tout d’abord trois conditions pour qu’un ouragan se forme.

  • Des cellules orageuses

  • De l’eau chaude (au moins 26,5°C)

  • Des vents faibles entre la surface et la haute troposphère

Dans les cas des ouragans de l’Atlantique, les cellules orageuses se forment en Afrique. Elles font leur chemin par-dessus l’océan, dont les eaux chaudes rendraient jaloux votre beau-frère qui entretient sa piscine qui reste toujours à 75°F. Le courant-jet étant plus au nord durant les mois d’été et d’automne, les vents au-dessus de l’Atlantique (proche de l’équateur) sont plutôt calmes et uniformes de haut en bas. Les premières conditions sont donc réunies.

Ainsi, l’air chaud et chargé d’humidité de l'océan Atlantique est comme un moteur qui fait grossir une simple cellule orageuse. L’air chaud monte dans les airs, laissant un «vide» à la surface de l’eau. Ce vide se remplit d'air plus froid, qui lui aussi devient chaud et chargé d’humidité et qui monte dans les airs, et ainsi de suite. À cause de la rotation de la Terre, les vents montent en forme de tire-bouchon, dans le sens contraire des aiguilles d’une montre.

Une dépression tropicale se met donc en place. Les vents d'une dépression tropicale soufflent à peu près à 60 km/h, ce qui correspond quand même à une journée de grands vents au Québec.

Après quelques jours, si les conditions restent «bonnes», la dépression se transforme en tempête tropicale, avec des vents qui dépassent 60 km/h, mais qui restent en-dessous de 120 km/h. On lui donne un nom selon la liste de l'année.

Si le développement de la tempête se poursuit et que les vents dépassent les 120 km/h, il s’agit alors d’un ouragan. En fait, il s’agit d’un cyclone tropical, mais puisque nous sommes en Amérique du nord, il prend le nom «ouragan». Un cyclone tropical s’appelle aussi un typhon ou tout simplement un cyclone.

Ça n'a pas l'air le fun.

Il y a cinq échelons aux ouragans, basés selon la force des vents. Cette échelle s’appelle «l’échelle de Saffir-Simpson». Elle a été développée en 1971 par un ingénieur civil, Herbert Saffir, et un météorologue, Robert Simpson.

Un ouragan est un phénomène extrême, qui apporte des vents très violents (pouvant dépasser les 250 km/h), de très hautes vagues et des pluies torrentielles.

Les ouragans meurent éventuellement en étant coupés de leur moteur, soit de l’air chaud et humide. Ils perdent effectivement leur intensité soit en rencontrant une masse d’eau plus froide ou en arrivant sur la terre ferme.

Néanmoins, les ouragans ne meurent pas vite. Ils s’appliquent à tout inonder, causer des dommages incroyables et semer la désolation partout avant de rendre leur dernier souffle.

Pour en savoir plus sur la formation des ouragans, vous pouvez consulter la page d' Environnement Canada.