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Cinq surdoses en moins d'une semaine à Montréal

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Photo Agence QMI, MAXIME DELAND Les corps de deux hommes ont été retrouvés à l’intérieur d’une petite voiture, le vendredi 25 août 2017, au centre-ville de Montréal.

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MONTRÉAL | Il y a eu cinq surdoses liées à la consommation de drogues en seulement six jours, à Montréal, a appris TVA Nouvelles, jeudi.

Le porte-parole d'Urgences-santé, Stéphane Smith, a toutefois indiqué que toutes les vies ont été sauvées grâce à l'intervention rapide des ambulanciers et à l'utilisation du naloxone, l'antidote capable de neutraliser rapidement les effets du fentanyl.

Le naloxone est administré aux consommateurs en détresse respiratoire qui sont inconscients, a expliqué M. Smith.

«On ne peut pas confirmer pour l'instant si le fentanyl se trouvait dans les drogues consommées qui ont entraîné ces cinq surdoses depuis le 1er septembre», a-t-il poursuivi.

La Ville «tout à fait consciente»

Plusieurs citoyens du quartier Hochelaga-Maisonneuve déplorent notamment la présence de consommateurs de drogue dans le parc Edmond-Hamelin, fréquenté par des familles avec de jeunes enfants.

Questionné à ce sujet, le maire de Montréal, Denis Coderre, a rejeté l’accusation voulant que son administration ne fasse rien pour améliorer les choses, alors que tout le monde semble au courant de la situation.

«Vous avez eu des gestes concrets par les policiers, a-t-il dit. Là, il y a une question de santé publique et on y travaille.»

M. Coderre a rappelé que son administration a un plan d’action qui implique autant le Service de police de la Ville de Montréal que la Direction de la santé publique.

De la prévention avant la répression

«Quand on parle de prévention en amont, ça implique une prévention qui prend plusieurs années avant d'être efficace», a expliqué en entrevue pour TVA Nouvelles Jessica Turmel, intervenante au GRIP (Groupe de recherche d’intervention psychosociale.

«C'est-à-dire que travailler en amont veut dire travailler dès la petite enfance, dans tous les facteurs de risque qui emmène une personne à en arriver là dans sa vie, a-t-elle ajouté. Et souvent, au niveau de la politique, on préfère investir beaucoup plus d'argent dans la répression et la prohibition, qui est plus rapide.»