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Consentement à l’université

De plus en plus de formations se donnent sur les violences sexuelles

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Qu’est-ce que le consentement sexuel ? Comment agir si quelqu’un me confie avoir été victime d’agression sexuelle ? De plus en plus de gens sur les campus universitaires veulent des formations pour répondre à ces questions.

« Je pense que la dernière fois qu’on a eu [un tel engouement pour le sujet des violences sexuelles], c’était quand Nathalie Simard avait brisé le silence », s’exclame Mélanie Sarroino, agente de liaison pour le Regroupement des Centres d’aide et de lutte contre les agressions sexuelles (RCALACS).

Explosion

Au cours de l’année 2016-2017, la demande pour des formations sur les violences sexuelles en milieu universitaire a explosé. Au total, les centres d’aide membres du regroupement ont donné des ateliers sur les campus à 1992 personnes. Il s’agit d’une augmentation de plus de 400 % par rapport à l’année précédente, puisque seulement 395 personnes avaient été rencontrées en 2015-2016.

<b>Annie Girard</b><br />
Intervenante
Photo Dominique Scali
Annie Girard
Intervenante

Le Journal a pu assister à une de ces formations à l’UQAM hier, où 11 participants se sont fait expliquer notamment ce que sont le consentement sexuel et la culture du viol par la formatrice Annie Girard, de l’organisme Trêve pour Elles.

Que faire lorsqu’un jeune homme traite une de ses collègues de « bonne à baiser » sur Facebook ? Que faire lorsque dans un party, vous voyez une jeune femme endormie dans un lit et un homme refermer la porte de la chambre derrière lui ? Voilà le genre de situations auxquelles Mme Girard pouvait fournir des conseils.

Bonne nouvelle

« Que de plus en plus de gens demandent ces formations, c’est une excellente nouvelle. C’est grâce à toutes les couvertures médiatiques qu’il y a eues. Avec la campagne ‘‘Sans oui c’est non’’, les agressions à l’Université Laval, l’affaire Alice Paquet et tous les reportages sur les activités d’initiation [l’automne dernier] », énumère Mme Sarroino. Il y a aussi la ministre Hélène David qui déposera éventuellement une loi sur les violences à caractère sexuel en enseignement supérieur.