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Des zombies québécois font fureur à Toronto

Le film Les affamés reçoit un accueil très chaleureux au TIFF, qui prenait son envol jeudi dans la Ville Reine

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TORONTO | Il n’y a pas que Hollywood qui peut produire de bons films de zombies. Le cinéaste québécois Robin Aubert a réussi à revisiter le genre avec intelligence et originalité avec son surprenant film Les Affamés, qui a fait fureur jeudi soir au Festival de Toronto.

Présenté en début de soirée dans la plus grande salle du complexe Scotiabank (très bien remplie, d’ailleurs), ce film de zombies québécois a été bien accueilli par le public torontois qui lui a réservé des applaudissements chaleureux au début et à la fin du générique final. Tout au long de la projection de ce film saisissant qui mélange habilement horreur, humour absurde, poésie et scènes sanglantes à souhait, on a entendu la salle réagir fortement, entre rires et sursauts.

Quatrième long métrage de l’acteur et cinéaste Robin Aubert (À l’origine d’un cri, Saints-Martyrs-des-Damnés), Les Affamés met en scène un petit groupe de survivants qui se cachent en forêt pour fuir des habitants de leur région qui sont devenus particulièrement violents et, surtout, affamés de chair humaine.

Le film s’attarde particulièrement au parcours de Bonin (Marc-André Grondin), un anti-héros qui continue de faire des blagues dans les situations les plus dramatiques possible, et Tania (Monia Chokri), une jeune femme de la ville dépassée par les événements.

Approche réaliste

Robin Aubert a emprunté une approche très réaliste pour créer l’univers à la fois étrange et inquiétant de son film. Il a aussi évité plusieurs clichés. Ainsi, ses zombies ne marchent pas lentement comme dans la plupart des films du genre et ils n’ont pas les yeux exorbités ou le visage hideux. Ils pourraient à la limite être confondus avec de vrais humains, ce qui les rend encore plus terrifiants.

« Ç’a beau être un film de zombies, c’est aussi un film très personnel pour moi parce que j’ai souvent l’impression d’être entouré de zombies dans la vie », a d’ailleurs souligné Robin Aubert au public en allant présenter son film sur scène.

« De tous les films que j’ai faits, c’est celui que je préfère », a ajouté le cinéaste qui a notamment dédié son film au réalisateur légendaire George A. Romero – le père des films de zombies – décédé plus tôt cet été.

Rumeur favorable

Même si Les Affamés était présenté à l’ombre de la soirée d’ouverture du festival, le film de Robin Aubert était précédé d’une rumeur très favorable à Toronto. Une des programmatrices du TIFF, Magali Simard, avait fortement recommandé le film sur Twitter en soulignant que ce film de zombies québécois, « magnifique et intelligent », avait totalement pris l’équipe du festival par surprise.

Le journal National Post avait pour sa part classé le long métrage de Robin Aubert dans son top 10 des films à voir au TIFF cette année.

Déjà choisi dans d’autres festivals (dont par le Fantastic Fest de Austin), le film Les Affamés devrait prendre l’affiche au Québec plus tard cet automne.

 

Le 42e TIFF en chiffres

  • 339 : nombre de films présentés au festival cette année
  • 7299 : nombre de films soumis aux programmateurs
  • 74 : nombre de pays représentés
  • 27 : nombre d’écrans utilisés
  • 27 438 : nombre de minutes totales des films présentés cette année
  • 197 minutes : longueur du plus long film présenté cette année (Ex-Libris : The New York Public Librairy)
  • 2 minutes : Nlongueur du film le plus court présenté cette année (Catastrophe and Some Cities)