/news/green
Navigation

L’effet de serre augmente la violence des ouragans

Les scientifiques soutiennent qu’Irma est nourrie par les changements climatiques que la planète subit

HAITI-WEATHER-HURRICANE-IRMA
Photo afp Deux marcheurs bravaient jeudi un vent violent à Cap-Haïtien, ville située au nord d’Haïti, où l’ouragan Irma menaçait de frapper.

Coup d'oeil sur cet article

Les cyclones destructeurs comme Irma et Harvey sont dopés par les changements climatiques et auront bien des successeurs, préviennent les scientifiques.

« Nous allons tous souffrir, c’est seulement une question de temps », prévient le Dr Youba Sokona, vice-président du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), réuni à Montréal cette semaine.

Déjà, la fréquence et l’intensité des ouragans violents (classes 4 et 5) ont augmenté dans l’Atlantique Nord depuis les années 1970, d’après le cinquième rapport du groupe d’experts.

« Plus la température de l’eau et le taux d’humidité sont élevés, plus le cyclone peut prendre de l’intensité, explique la paléoclimatologue Valérie Masson-Delmotte, membre du GIEC. Or, ces deux éléments sont plus intenses du fait de l’augmentation de l’effet de serre. »

Le réchauffement des océans et la fonte des glaciers poussent également le niveau des mers à la hausse, ce qui a un impact sur la hauteur des vagues, donc sur la capacité destructrice des ouragans.

Décarboniser l’économie

Pour diminuer l’ampleur des changements climatiques, il faut absolument accélérer la décarbonisation de l’économie pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre.

Pour ce faire, il faut investir dans l’efficacité énergétique et les énergies propres, indique Youba Sokona.

Sur la base des recommandations du GIEC, des syndicats, des groupes écologistes et des chefs autochtones manifesteront ce matin devant la Caisse de dépôt et placement du Québec pour réclamer qu’elle cesse d’investir dans des projets liés aux énergies fossiles.

En 2016, la Caisse a investi 16,7 milliards de dollars dans l’industrie du charbon, du pétrole et du gaz, d’après une analyse de l’organisme Recycle ta Caisse.

La portion de son portefeuille investi dans ce secteur est ainsi passée de 4,9 % à 6,2 % en un an. Elle est notamment partenaire de Enbridge et de TransCanada.

► Les réfugiés climatiques seront 250 millions à l’horizon de 2050, d’après l’Office international des migrations.