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Leitao prévoit des baisses d’impôts pour les particuliers et les PME

Le gouvernement du Québec a cumulé des surplus de 98 millions $ lors du premier trimestre de 2017-2018, mais ces montants pourraient fondre rapidement car le Québec doit faire face à plusieurs «incertitudes», croit Carlos Leitao.
Photo Simon Clark Le gouvernement du Québec a cumulé des surplus de 98 millions $ lors du premier trimestre de 2017-2018, mais ces montants pourraient fondre rapidement car le Québec doit faire face à plusieurs «incertitudes», croit Carlos Leitao.

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QUÉBEC | Le gouvernement Couillard a l’intention d’offrir des baisses d’impôt aux particuliers et aux petites et moyennes entreprises dès l’an prochain, notamment grâce à une «marge de manœuvre intéressante» qui permet de «continuer l'allègement».

«Nous allons faire trois choses [lors de la prochaine année fiscale]: alléger le fardeau fiscal, améliorer le financement des services publics et gérer la dette convenablement», a indiqué Carlos Leitao, lors d’une entrevue téléphonique, vendredi.

«[Nous avons] réduit le taux d’imposition des PME québécoises [au cours des dernières années] et nous allons continuer dans cette direction-là», a-t-il également indiqué, avant de préciser que les particuliers sont également «dans la mire» des réductions d’impôts en 2018, une année électorale au Québec.

Le gouvernement a cumulé des surplus de 98 millions $ lors du premier trimestre de 2017-2018, alors qu’à la même époque l’an dernier, il avait un déficit de 529 millions $.

M. Leitao dit être parvenu à dégager ce solde positif en raison d’une augmentation des revenus, qui s’est notamment concrétisée «parce qu’il y a plus de personnes qui travaillent et donc plus de personnes qui paient de l’impôt».

Des «risques importants» à gérer

Malgré une «très bonne» situation économique, le ministre Leitao a reconnu que plusieurs incertitudes menaçaient de faire fondre les surplus engrangés au premier trimestre.

Parmi ces imprévus, le ministre des Finances a identifié la crise du bois d’œuvre, la négociation de l’ALENA et même les inondations du printemps au Québec.

«L’environnement géopolitique international a changé. [...] La situation est un peu plus compliquée qu’elle ne l’était l’année passée, mais nous avons les marges de manœuvre nécessaire qui nous permettent de faire face à ces incertitudes, avec un bon degré d’optimisme et de confiance», a-t-il indiqué.

«À ce stade, il serait prématuré de dégager d’autres tendances pour l’année en cours, notamment en raison des risques importants que nous devons gérer», a-t-il également dit, pour illustrer qu’un surplus au premier trimestre n’est pas gage d’un surplus en fin d’année.