/sports/opinion/columnists
Navigation

La NFL à l’affût

Danny Maciocia
Photo d'archives, Ben Pelosse Danny Maciocia

Coup d'oeil sur cet article

Danny Maciocia note une hausse d’intérêt de la Ligue nationale de football envers le football universitaire québécois. On peut penser que l’émergence de Laurent Duvernay-Tardif, un ancien des Redmen de McGill, à titre de joueur de ligne offensive régulier avec les Chiefs de Kansas City, y est pour quelque chose.

Les Buccaneers de Tampa Bay viennent pour leur part de faire signer un contrat à l’ailier rapproché Antony Auclair, qui s’était présenté à leur camp d’entraînement en tant que joueur autonome. Auclair évoluait avec le Rouge et Or de l’Université de Laval pas plus tard que l’an dernier encore.

« Il y a quelques années, les équipes de la NFL attendaient la fin de notre saison pour s’informer de certains de nos joueurs », racontait Maciocia, hier.

« Mais là, je recommence à recevoir des appels ou des courriels avant le début de la saison. C’est arrivé avant le match qui nous opposait aux Stingers de Concordia.

« Je ne sais pas trop où ils prennent leurs renseignements, mais ils savent exactement de quels joueurs ils parlent. Ils connaissent tout ce qu’il y a à savoir à leur sujet. »

Cibasu dans la mire

Régis Cibasu, lui aussi un receveur de passes que Maciocia utilise comme ailier éloigné ou inséré, fait partie des joueurs des Carabins sur lequel des formations de la NFL se sont informées.

Cibasu n’a pas la carrure d’Auclair, mais il fait tout de même 6 pieds 3 pouces et 230 livres.

Auclair est une armoire à glace faisant 6 pieds 6 pouces et pesant 256 livres. Il possède de bonnes qualités athlétiques. Le manque de compétition relevée auquel il a fait face jusqu’ici dans sa carrière constitue toutefois un handicap, peut-on lire à son sujet dans l’évaluation de la centrale de recrutement de la NFL colligée avant le dernier repêchage.

Quoi qu’il en soit, l’intérêt est là.

« Je pense que le jour n’est plus loin où des équipes de la NFL vont inclure le Canada dans les territoires de leurs recruteurs, estime Maciocia. Elles réalisent qu’il y a de bons athlètes dans nos programmes. On parle quand même d’un bassin de 2700 joueurs. »

À suivre...