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Quintal : un changement s’imposait

Départ des joueurs du Canadiens
photo d’archives ben pelosse Ex-homme fort dans la LNH, George Parros prend la relève de Stéphane Quintal au poste de préfet de discipline.

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Par tradition, le poste de vice-président du département de la sécurité des joueurs, ou plus simplement, le poste de préfet de discipline de la Ligue nationale, est d’une durée de trois ans. Colin Campbell est passé par là. Brian Burke également. Brendan Shanahan aussi.

Maintenant, c’est Stéphane Quintal qui laisse son bureau à George Parros, ex-hockeyeur de l’université de Princeton. On a insisté sur ses résultats académiques plutôt que sur les moments plutôt particuliers de sa carrière dans la LNH. En fait, Quintal a passé six ans comme employé de la ligue et les dernières années comme préfet de discipline.

On rapporte que l’ex-défenseur du Canadien va demeurer attaché au département de la sécurité des joueurs pour quelques semaines avant d’assurer la transition et ensuite, on verra bien ce que lui réserve l’avenir.

Habituellement, Gary Bettman prend bien soin de son monde. Colin Campbell remplit un rôle qui lui permet d’engraisser son compte de banque de 2 millions $ par saison, semble-t-il. Pour faire quoi ? Heu...

Brian Burke n’a pas tardé à trouver un emploi qu’il convoitait depuis toujours, celui de directeur général d’une formation de la ligue. Aujourd’hui, il est président des Flames de Calgary. Shanahan visait plus haut et il a obtenu le gros lot, président du département hockey de la formation la plus riche de la ligue, les Maple Leafs de Toronto.

Quintal a les mêmes ambitions, surtout celle d’occuper un poste similaire à Shanahan.

Mon bon ami Jean-Charles Lajoie, de 91,9 fm sports, le voit au Centre Bell dans le même rôle ou presque que Shanahan à Toronto.

Ça demande réflexion.

Mais, bon, laissons aux décideurs la tâche de bien analyser la situation. Juge-t-on Quintal prêt à sauter dans l’arène d’une concession professionnelle de la LNH ?

Burke et Shanahan ont réussi. Je vous rappelle que Campbell a fait chou blanc.

Une question comme ça : si Marc Bergevin se voyait montrer la porte, Quintal serait un candidat ? Pas de doute. Et Julien BriseBois ? Oups !

Tâche exigeante

Le bilan de Quintal n’offre pas trop de résultats en caractères gras. Mais cela n’enlève rien au travail accompli. Il a été un bon préfet de discipline, évitant les pièges de la controverse et gardant le fort comme l’exigent les grands patrons.

Le poste de préfet de discipline est possiblement le plus difficile et le plus exigeant. Tout d’abord, le préfet doit composer avec les points de référence accumulés au fil des ans même si, parfois, ils ont soulevé bien des interrogations. Et, il sait que des propriétaires très influents n’hésiteront pas à communiquer avec le commissaire si un de leurs joueurs est impliqué dans une cause d’indiscipline.

Comme le préfet a habituellement des aspirations bien légitimes, c’est-à-dire de poursuivre son parcours dans la Ligue nationale, particulièrement avec une des 31 concessions, il doit démontrer beaucoup de diplomatie tout en gardant une certaine rigueur dans la gestion des événements.

Chacune de ses décisions peut avoir des conséquences importantes sur le classement des équipes.

Et, tu ne veux surtout pas d’attirer les mauvais regards d’un groupe de propriétaires de plus en plus impatients.

De bons contacts

On a donc raison de préciser que ce poste exige beaucoup et qu’après trois ans, il est parfois préférable d’orienter sa carrière vers de nouveaux horizons.

Une décision qu’il a mûrie au cours des derniers mois et quand on remet en question son boulot, c’est qu’il est temps de quitter. Quintal, à n’en pas douter, aura sûrement des opportunités pour réaliser ses objectifs.

Son travail lui a permis de connaître tous les propriétaires, tous les directeurs généraux, plusieurs joueurs, les décideurs de la plupart des concessions de la ligue.

Il se retrouve donc dans une position idéale.

Et, Gary Bettman sera toujours la meilleure référence. Le commissaire n’abandonne pas les gens qui l’ont côtoyé dans différents rôles à la Ligue nationale.

Sa dernière recommandation : George McPhee à Bill Foley, propriétaire des Golden Knights de Vegas.