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Orlando sera aussi une ville fantôme

Shayne Furman, un jeune Québécois exilé à Orlando, est prêt à affronter l’ouragan Irma.
Photo Courtoisie Shayne Furman, un jeune Québécois exilé à Orlando, est prêt à affronter l’ouragan Irma.

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Un jeune Québécois exilé à Orlando est prêt à affronter l’ouragan Irma qui devrait frapper sa ville de plein fouet dimanche.

«Tout le monde se prépare au pire, mais on espère que tout se passera pour le mieux», dit d’emblée Shayne Furman, 19 ans, qui vit en Floride depuis quelques années. 

Son colocataire et lui on fait des réserves en début de semaine. «Quatre caisses d’eau, de la nourriture, des lampes de poche, des chandelles... et de l’alcool», dit-il, calmement.

Bien que la journée est chaude et calme samedi, on sent une fébrilité dans l’air à mesure que les nuages commence à couvrir le ciel, raconte M. Furman.

La congestion sur l’autoroute 95 déborde dans les rues secondaires du secteur, dit-il, et les résidents les moins préparés courent d’épicerie en épicerie pour trouver des denrées avant qu’il ne soit trop tard.

«Mais même hier c’était déjà très difficile de trouver du pain, de l’eau, de l’essence, de la glace et des conserves d’aliments non périssables», ajoute le Québécois.

Selon lui, Orlando devrait prendre des allures de ville fantôme dimanche. Les écoles et les bâtiments publics sont fermés jusqu’à la semaine prochaine.


Plusieurs maisons et commerces sont barricadés, surtout près du bord de mer. Employé dans une compagnie de déménagement, Shayne Furman a d’ailleurs posé des dizaines de volets anti-ouragan à Orlando, mais aussi plus au sud, au cours des dernières semaines.

«C’était la majorité de nos contrats récemment. Les gens se préparent d’avance, dit-il. Cette fois-ci la tempête va nous frapper directement... mais les Floridiens ont de l’expérience», dit-il.