/news/society
Navigation

Centres de la petite enfance de Montréal et Laval: les travailleuses se donnent une banque de six journées de grève

Coup d'oeil sur cet article

MONTRÉAL – Les travailleurs et travailleuses des centres de la petite enfance de Montréal et de Laval ont massivement voté samedi en faveur, «d'une banque de six journées de grève à utiliser au moment jugé opportun».

Le vote a eu lieu au cours d’une assemblée générale extraordinaire tenue au Stade olympique. Quatre-vingt-quinze pour cent des membres qui se sont prévalus de leur droit de vote ont appuyé le moyen de pression.

La stratégie vise à «mettre la pression nécessaire pour faire débloquer la négociation des dispositions nationales avec les associations d'employeurs et le ministère de la Famille», a expliqué le Syndicat des travailleuses (eurs) des centres de la petite enfance de Montréal et de Laval qui compte des membres dans 107 CPE, totalisant 157 installations.

D'autres votes se tiendront pour les CPE qui n'ont pas pu se présenter à cette assemblée, a précisé le syndicat.

Ces travailleuses sont sans contrat de travail depuis le 31 mars 2015.

«Après trente rencontres de négociation, dont un blitz de cinq jours en mai dernier, seules les matières non monétaires ont fait l'objet d'entente depuis le début des pourparlers en décembre dernier, a déploré Tania Vladez, membre du comité national de négociation des CPE. Dans cette négociation, les demandes des employeurs comportent des reculs importants, non seulement dans les conditions de travail des salarié-es, mais aussi pour la qualité des services offerts aux enfants. Et c'est sans compter que nous n'avons toujours pas obtenu de réponses à nos demandes d'ordre monétaire, notamment.»