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Extravagant ou important?

Chevreuil Campeau 9 sept
Photo courtoisie Le conseiller expert pour la réserve faunique de Papineau-Labelle, Michel Charbonneau, explique une foule de points techniques qui peuvent vraiment faire toute la différence.

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Le chasseur de cerf de Virginie trophée a intérêt à porter une attention toute particulière à certains détails qui peuvent s’avérer déterminants.

L’un des meilleurs nemrods que j’ai rencontrés se nomme Michel Charbonneau. Il est conseiller expert pour la réserve faunique de Papineau-Labelle. Cet expert a bien voulu nous suggérer des approches qui, selon ses dires, feront toute la différence lors de vos prochaines expéditions. Voici l’essentiel de ses propos :

Contrôler les odeurs

Michel range soigneusement tous ses vêtements à l’abri des senteurs qui pourraient s’y accumuler puis se répartir dans l’environnement par la suite. Il dispose tous ses fringues et accessoires dans un contenant hermétique de type Rubbermaid. Il s’assure ainsi de ne pas contaminer les sites qu’il souhaite visiter ou prospecter.

Début

En période de prélèvement, M. Charbonneau préfère se rendre tout doucement vers le site souhaité après le lever du soleil. De cette manière, tout au long de sa progression furtive, il a des chances de voir des cervidés et de les viser. Si vous vous déplacez à la pénombre, vous risquez de ne pas apercevoir ces bêtes et de les apeurer sans même le savoir.

Olfactif

Michel porte toujours des gants lors de la prospection ou de la chasse afin d’éviter de toucher à mains nues à tout ce qui pourrait emmagasiner nos odeurs comme des branches, de la végétation, etc. Ces dernières trahiraient par la suite notre présence.

En silence

Selon cet adepte de haut niveau, qui a récolté de nombreux trophées, vous auriez intérêt à porter des vêtements de laine ou de polar. Il faut mettre de côté tous les manteaux, pantalons et salopettes qui donnent l’impression, toutes les fois qu’on se déplace, qu’il y a un genre de froissement synthétique qui se produit ou un bruit de grincement quand on entre en contact avec des branches. Il prend également soin de recouvrir le haut de ses bottes avec le bas de ses pantalons pour limiter tout son indésirable.

À pied

Lors de vos déplacements en camion ou en VTT, évitez toutes révolutions excessives du moteur à une distance minimale de trois kilomètres. Puis, afin de ne pas alerter le gibier de votre présence, laissez votre véhicule à un kilomètre ou plus de l’endroit où vous comptez prélever une bête.

Lors de votre approche en direction de votre site, optez pour des enjambées irrégulières composées de foulées de deux à cinq pas suivies d’un bref arrêt et d’un balayage visuel de l’environnement.

Soyez observateur

Une fois rendus à destination, plusieurs amateurs s’empressent de s’asseoir et de commencer à chasser. Cela génère inévitablement certains bruits indésirables. Avant de vous installer dans un mirador ou un abri, scrutez attentivement l’horizon que vous souhaitez exploiter pour ne pas apeurer ceux qui seraient déjà sur place.

En douceur

À la fin de la journée, prenez autant de temps et de précautions pour quitter discrètement les lieux que vous en avez pris pour y accéder. Vous ne voulez pas forcer les chevreuils à accéder de plus en plus tard à votre coin de chasse, car vous les dérangez chaque soir.

Dosez adéquatement

Il y a une vaste gamme de leurres olfactifs sur le marché. Michel aime bien reproduire les odeurs les plus représentatives qu’on retrouve en nature lorsque le mâle est en rut et la femelle en œstrus. Faites toutefois attention de ne pas trop en utiliser, ce qui pourrait occasionner un certain scepticisme.

Firmament

Lorsqu’on arrive à plus d’un kilomètre de son site de chasse avec son véhicule, Michel suggère de le stationner tout de suite dans le sens inverse comme si vous vouliez immédiatement repartir. Ainsi, le soir venu, vous n’illuminerez pas l’horizon, ce qui pourrait rendre le gibier suspicieux.

Pour en apprendre davantage, visitez le site www.sepaq.com/rf/pal/