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Ottawa se défend après la colère des voyageurs

Ottawa se défend après la colère des voyageurs
AFP

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Les ressortissants du Canada prisonniers des pays touchés par l’ouragan Irma devront attendre après le passage de son petit frère Jose avant de pouvoir être secourus.

Plusieurs Canadiens sont en colère et se demandent pourquoi Ottawa n’a pas mis sur pied des opérations de sauvetage avant que le deuxième ouragan ne fasse des siennes.

« On a des ressortissants en danger à Saint-Martin et on n’ira pas les chercher. J’aimerais comprendre pourquoi », critiquait dans Le Journal, samedi, Olivier Dionne, qui espère rapatrier sa sœur Mélissa Friedmann ainsi que son conjoint Cyril et leurs deux filles de 4 et 10 ans.

« La compagnie aérienne a beau vouloir de tout son cœur les rapatrier, il n’y a pas d’aéroport », a dit Félix Brabant en entrevue à TVA Nouvelles, qui a demandé au gouvernement canadien d’intervenir pour sauver son frère Antoine et sa conjointe Geneviève.

« Ça prend l’intervention du gouvernement, peut-être de l’armée », a-t-il souhaité.

« L’information qu’on avait est que ce n’était pas possible étant donné les dommages aux infrastructures et que ce n’était pas sécuritaire de le faire », a expliqué Stefanie McCollum, directrice des interventions d’urgence, mentionnant que les dégâts subis par les aéroports sont importants.

Des demandes

Les autorités canadiennes ont dit compter sur les différentes compagnies aériennes pour organiser des vols afin de rapatrier les Canadiens en attente. Samedi, 265 Canadiens avaient demandé une aide gouvernementale, mais le nombre ne cesse d’augmenter.

Ces dernières doivent toutefois obtenir la confirmation des aéroports que les pistes d’atterrissage sont sécuritaires et qu’elles obtiendront l’autorisation de se poser.

« Nous sommes en discussion constante avec les entreprises qui sont en mesure d’organiser des vols pour les gens coincés par l’ouragan. On attend des confirmations des autorités et des aéroports », explique Mme McCollum.

« Évidemment, il y a des difficultés au niveau de l’évacuation, il y a des aéroports qui sont dans le trouble, on est en train de surveiller ça. On est en train de les aider dans la mesure qu’on peut, et on veut assurer tout le monde qu’on est là », a mentionné de son côté vendredi le premier ministre Justin Trudeau.

Jusqu’à maintenant, on ne rapporte aucun décès d’un ressortissant canadien.