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Nouvelle saison du Canadien: 5 dossiers sur le feu

Le Canadien tient son tournoi de golf annuel à Laval-sur-le-Lac lundi

Marc Bergevin aura un peu de liberté sous le plafond salarial pour tenter d’obtenir un bon joueur avant le début de la saison.
Photo d’archives, Martin Chevalier Marc Bergevin aura un peu de liberté sous le plafond salarial pour tenter d’obtenir un bon joueur avant le début de la saison.

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Il y a eu le tournoi de golf du capitaine Max Pacioretty, le tournoi des recrues à Toronto, mais le véritable coup d’envoi de la nouvelle saison du Canadien restera toujours la classique annuelle de golf de l’équipe.

Tradition oblige, il y aura une meute de journalistes sur place ce lundi matin pour s’entretenir avec les Geoff Molson, Marc Bergevin, Carey Price, Shea Weber et autres joueurs du CH. Même l’hélicoptère de TVA survolera probablement les allées du chic club de golf de Laval-sur-le-Lac.

Muet depuis le 2 juillet, date de la prolongation de contrat de huit ans d’une valeur de 84 millions à Price, Bergevin se fera bombarder de questions. On peut déjà prédire que le directeur général du Tricolore est celui qui gagnera le concours du plus grand nombre de micros et enregistreurs sous son nez.

Le Journal a dressé une liste de cinq dossiers qui retiendront l’attention.

1. 8,46 millionsen banque

Au tournoi de golf de Pacioretty, Claude Julien rappelait que c’était toujours bon d’avoir une certaine liberté pour manœuvrer avec le plafond salarial. À moins d’une semaine de l’ouverture du camp de l’équipe, Bergevin a plus qu’une bonne liberté avec 8,462 millions sous le plafond établi à 75 millions pour cette saison.

Bergevin gardait probablement les cordons de la bourse serrés afin de retenir les services d’Alexander Radulov et d’Andreï Markov. Mais les deux Russes ont choisi de poursuivre leur route à Dallas et à Kazan (en Russie).

Sur le plan stratégique, ce n’est pas mauvais d’avoir un aussi gros coussin. En date du 11 septembre, il y a quatre équipes de la LNH qui dépassent la limite des 75 millions. Les Maple Leafs (79,6), les Red Wings (78,0), les Stars (75,2) et les Blackhawks (75,03) devront se départir d’un peu de salaires avant l’ouverture de la saison.

Bergevin pourrait donc écouter les propositions des équipes coincées par les limitations du plafond. Si cette avenue semble intrigante, les équipes comme les Leafs et les Wings ne feront pas l’erreur d’échanger des joueurs de renom, mais plus de ceux qui représentent des boulets sur le plan salarial.

Julien n’avait pas écarté la possibilité d’une transaction lorsque questionné sur ce sujet au tournoi de golf de son capitaine.

« C’est plus à Marc de répondre à ça, avait dit l’entraîneur en chef. Moi, je dois soutirer le maximum des joueurs que j’ai sous la main. S’il manque des morceaux, Marc peut s’en occuper. Mais le fait d’avoir encore de l’argent disponible [8 M$] est important et peut nous permettre de faire certaines transactions si c’est nécessaire. »

2. Le cas Markov

Andreï Markov se disait prêt à accepter un contrat d’une seule saison et il ne s’imaginait pas jouer pour une autre formation que le Canadien dans la LNH. Avec de telles balises, on aurait cru à un mariage possible entre Markov et Bergevin. Mais il n’y a finalement jamais eu de nouvelle entente. L’argent a possiblement été le principal facteur de mésentente.

À dix matchs seulement du plateau des 1000 rencontres, le Russe a quitté l’équipe qui l’avait repêchée en 1998.

À 38 ans, Markov a signé une entente de deux saisons avec l’AK-Bars de Kazan. Il devrait aussi représenter la Russie aux Jeux olympiques de Pyeongchang. Après sept rencontres dans la KHL, le défenseur de 38 ans se retrouve au cinquième rang chez les défenseurs avec une récolte de 7 points (1 but, 6 passes).

Historiquement, Bergevin a toujours refusé de rentrer dans les détails sur les négociations avec ses joueurs actuels ou du passé. On verra s’il changera sa stratégie puisque Markov a dévoilé plusieurs aspects des raisons de son départ.

3. L’éternelle recherche du centre #1

C’est écrit dans le ciel que Jonathan Drouin deviendra le joueur de centre numéro un du Canadien.
Photo d’archives, Martin Chevalier
C’est écrit dans le ciel que Jonathan Drouin deviendra le joueur de centre numéro un du Canadien.

C’est déjà écrit dans le ciel. Jonathan Drouin héritera du rôle de premier centre de l’équipe. Max Pacioretty ne s’est pas caché pour manifester son désir de jouer au côté de l’ancien du Lightning de Tampa Bay.

Bergevin a échangé son plus bel espoir en Mikhaïl Sergachev pour obtenir Drouin. En temps normal, un DG n’échange pas un défenseur susceptible de devenir numéro un ou deux dans la LNH pour un ailier. Le Tricolore avait déjà comme plan d’utiliser Drouin au centre.

Au prochain camp, le CH a également l’intention d’offrir une autre audition à Alex Galchenyuk au centre. Avant de subir une blessure au genou gauche le 4 décembre, il se retrouvait au 11e rang des meilleurs pointeurs de la LNH avec 23 points (9 buts, 14 passes) en 25 matchs. Depuis ses débuts avec l’équipe en 2012, Galchenyuk a toujours eu à répondre à des questions sur ses préférences entre le centre et l’aile. Il offrira encore la même réponse : « Je veux juste contribuer aux succès de l’équipe et m’établir comme l’un des bons attaquants de la LNH. »

4. Qui sera le partenaire de Weber ?

Shea Weber est l’un des très bons défenseurs de la LNH, mais il n’est pas le plus mobile. Et ce n’est pas lui qui transportera la rondelle. L’an dernier, Weber a joué des matchs avec Nathan Beaulieu, Alexeï Emelin et Andreï Markov. Les trois gauchers ne sont plus à Montréal.

Karl Alzner et David Schlemko représentent les deux principaux candidats pour jouer en compagnie de l’ancien capitaine des Predators de Nashville. La rapidité et la relance du jeu ne sont toutefois pas les principales forces d’Alzner. Dans le cas de Schlemko, il jouait seulement 16 min 44 s en moyenne l’an dernier à San Jose. Ce ne sont pas les minutes d’un défenseur utilisé au sein d’un premier duo.

Compte tenu des effectifs du Canadien, le nouveau venu Jakub Jerabek pourrait devenir le compagnon de Shea Weber à la ligne bleue.
Photo d’archives, Jean-François Chaumont
Compte tenu des effectifs du Canadien, le nouveau venu Jakub Jerabek pourrait devenir le compagnon de Shea Weber à la ligne bleue.

Jakub Jerabek, un défenseur gaucher, pourrait venir mêler les cartes. Âgé de 26 ans, le Tchèque fera ses débuts en Amérique du Nord. Il a attiré les regards de plusieurs équipes de la LNH l’an dernier avec 34 points (5 buts, 29 aides) en 50 matchs avec l’équipe de Vityaz Podolsk dans la KHL.

À 39 ans, Mark Streit n’a plus l’endurance pour être le partenaire de Weber. Brandon Davidson n’est pas plus un candidat. Le défenseur recherché pourrait provenir d’une transaction.

5. De la place pour les jeunes ?

Sur papier, on connaît pratiquement déjà l’identité des 23 joueurs. Il y a 12 attaquants avec des contrats garantis de la LNH. Charles Hudon, Michael McCarron, Jacob de la Rose et Nikita Scherbak viseront l’un des derniers postes. Il pourrait y avoir une seule place de libre puisque Julien n’a pas écarté la possibilité d’ouvrir la saison avec huit défenseurs.

Hudon et McCarron ont de bonnes chances de rester à Montréal. S’il devait retourner dans la Ligue américaine avec le Rocket de Laval, Hudon devra passer l’étape du ballottage. Bergevin ne voudra pas courir ce risque. McCarron, quant à lui, est plus construit dans le moule d’un quatrième centre typique pour Julien. Il est plus gros et plus robuste que Torrey Mitchell qui n’avait pas joué lors du sixième et dernier match face aux Rangers de New York.

À la ligne bleue, Jerabek devrait gagner un poste avec l’équipe. Les Noah Juulsen, Brett Lernout, Joe Morrow et Matt Taormina attendront leur tour à Laval. Et devant le filet, Carey Price aura comme adjoint Al Montoya. Mais Charlie Lindgren pourrait déloger Montoya au cours de l’hiver.