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Le pot comestible devrait être permis, selon un comité d'experts

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OTTAWA | Les friandises au cannabis devraient être légalisées en même temps que le cannabis séché, croit la présidente du Groupe de travail sur la légalisation.

«Nous devons offrir la même qualité, la même variété de produits et les mêmes prix [pour le cannabis légal] que le marché noir actuellement», a martelé lundi Anne McLellan, présidente du Groupe de travail sur la légalisation et la réglementation du cannabis, lors de son audience devant un comité parlementaire.

L’actuel projet de loi du gouvernement Trudeau reste muet sur l’encadrement des desserts, sucreries et autres produits fabriqués avec cette drogue lors de sa légalisation, prévue pour 2018.

Mme McLellan et son groupe de travail ont été mandatés par le gouvernement pour faire des recommandations sur la manière de légaliser cette drogue. Elle prévient que le crime organisé continuera de vendre les produits interdits, comme ceux à base de cannabis comestible.

«Cela prendra certainement du temps pour que le marché s’ajuste. Nous ne sommes pas naïfs, nous savons que le marché illégal continuera d’exister, comme il y a toujours de la vente illégale de tabac et d’alcool», a ajouté celle qui a également été, sous Jean Chrétien, ministre fédérale de la Justice puis de la Santé.

Ses recommandations sont inspirées de l’exemple du Colorado, où la légalisation n’a pas mené à une hausse de la consommation de cannabis chez les jeunes, selon ses recherches.

Elle admet toutefois que le crime organisé continue d’être un problème dans les États américains qui ont déjà légalisé la substance, comme au Colorado ou dans l’État de Washington. Le prix du cannabis légal et illégal y serait toutefois le même.

Des responsables gouvernementaux qui ont conseillé le gouvernement dans l’élaboration de ce projet de loi, ainsi que d’autres experts, seront questionnés toute la semaine par des députés dans le cadre de la tenue d’un comité parlementaire sur la question.