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LNH: le repêchage à 19 ans?

Si l’âge permis pour repêcher des joueurs dans la LNH était repoussé à 19 ans, comme le souhaitent certains, Connor McDavid et Auston Matthews (photo) auraient perdu une année d’admissibilité dans la LNH.
Photo d’archives Pierre-Paul Poulin Si l’âge permis pour repêcher des joueurs dans la LNH était repoussé à 19 ans, comme le souhaitent certains, Connor McDavid et Auston Matthews (photo) auraient perdu une année d’admissibilité dans la LNH.

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Ça faisait quand même un bon bout de temps qu’on n’avait pas discuté du repêchage à 18 ans. Voilà que, lors des derniers jours, le sujet du repêchage... mais à 19 ans, a refait surface.

Mathieu Schneider, l’adjoint de Donald Fehr, à l’Association des joueurs, croit que ce serait une bonne décision.

Mais, a-t-on oublié que Connor McDavid a fait ses débuts à 18 ans ? Que Auston Matthews a revêtu l’uniforme des Maple Leafs de Toronto à 18 ans ?

Pourquoi devrait-on modifier le règlement ?

Quelques décideurs estiment qu’un jeune joueur bénéficierait d’une année de plus pour parfaire son style dans les rangs collégiaux ou dans le hockey junior. Que ça permettrait aux ligues de développement, la Ligue canadienne de hockey junior, par exemple, de respirer un peu plus à l’aise, puisque la qualité du spectacle s’améliorerait.

Par contre, les propriétaires du hockey professionnel ont l’occasion de capitaliser sur le règlement du contrat de trois ans pour un joueur qui fait ses débuts dans la Ligue nationale.

Il s’agit d’un investissement intéressant.

Un observateur suggérait l’autre jour que si une équipe voulait sélectionner un joueur de 18 ans, elle pourrait le faire uniquement en première ronde.

Une suggestion à considérer si jamais on doit pousser le dossier plus loin dans les discussions.

Peter Stastny est clair

Peter Stastny a toujours fait connaître ses opinions avec fermeté et surtout avec une grande sincérité. Quand il parle de la corruption dans son pays, la Slovaquie, il ne choisit pas ses mots. Quand on lui demande de commenter l’actualité, il ne joue pas les politiciens.

Tout récemment, dans une entrevue accordée à un site internet canadien, on a abordé un sujet qu’il a à cœur. Le retour des Nordiques à Québec. Sans aucune hésitation, à la question à savoir s’il croyait toujours que la ville de Québec reviendrait dans le giron de la Ligue nationale, il a affirmé : « Tout est réglé, tout est sur papier, tout a été approuvé, il faut maintenant qu’une équipe de l’Association de l’Est soit en sérieuse difficulté. »

C’est clair.

La question : quelles sont les sources d’information de l’ex-joueur de centre des Nordiques ? Personne ne le questionne à ce sujet, de toute façon, il ne dévoilera jamais l’identité de son ou de ses informateurs. Il reste que Peter Stastny a voulu se faire rassurant dans ses propos. Il semble convaincu que ça va se produire, et il ajoute même : « Peut-être l’été prochain, qui sait ? »

Le feu vert pour Letang

Bonne nouvelle pour les Penguins de Pittsburgh. Kristopher Letang a obtenu le feu vert des médecins et il participera au camp d’entraînement des Penguins. Sera-t-il utilisé dans le même rôle que lors des dernières années ?

Va-t-on faire preuve de prudence relativement à son emploi du temps puisqu’il a subi de nombreuses blessures au cours des dernières années ? Récemment, Mike Sullivan, son entraîneur, l’a convoqué à une réunion pour discuter de la prochaine saison.

Quelques jours plus tard, on soulignait que Sullivan avait avisé le défenseur qu’il jouerait moins souvent.

« Faux, a rétorqué l’entraîneur. Je ne lui ai pas dit ça du tout. Je voulais discuter avec lui de sa façon de jouer. Je ne veux pas qu’il modifie son style, je veux qu’il sache mieux gérer son temps sur la patinoire. S’il n’y a aucune possibilité de s’aventurer dans la zone ennemie, il n’a pas à dépenser des énergies. Nous voulons qu’il fasse les bons choix et nous allons l’aider à choisir les options qui s’offriront à lui. »

En d’autres mots, on veut que Letang évite certains pièges. On le dit très combatif, il est un joueur de caractère et parfois, il va prendre des risques inutiles. On veut qu’il soit plus sélectif.

Mais, peut-on changer son style de jeu ?

Non, et on le sait. « Nous souhaitons qu’il soit plus prudent, qu’il ne prenne pas de risques inutiles. »

Mais, Letang aime s’impliquer dans toutes les facettes du jeu. Il défie l’échec-avant de l’adversaire. Il cherche à s’esquiver malgré qu’il n’y a pas d’espace pour manœuvrer.

On veut qu’il limite le danger de subir une autre blessure...

Doughty veut gagner avant tout

Drew Doughty ne joue pas à l’autruche.

Il aime bien l’organisation des Kings de Los Angeles, mais si les dirigeants ne parviennent pas à relancer la concession et remettre l’organisation sur les rails, il jouera probablement dans une autre ville dans deux ans.

« L’important, c’est de gagner, point. C’est tout ce qui m’intéresse. C’est certain que j’aimerais que la situation s’améliore avec les Kings, j’adore Los Angeles. Par contre, il faut que ça change. On a pris des décisions au cours de l’entre-saison et ça s’imposait. Maintenant, il faut regarder du côté des effectifs. »

La situation de Doughty est semblable à celle de John Tavares, bien que le joueur des Islanders de New York soit moins catégorique que le défenseur des Kings. Tavares n’a toujours pas accepté les offres de son organisation parce qu’il veut être certain de s’associer à une entreprise qui va progresser et qui aura éventuellement les effectifs pour aller jusqu’au bout.

Or, ce n’est pas le cas chez les Islanders, loin de là.

Qui plus est, l’équipe ne sait pas où elle évoluera dans deux ou trois ans et cette situation ne plaît pas du tout au capitaine des Islanders.

Doughty et Tavares veulent gagner.

Doughty le dit ouvertement. Tavares est plutôt réservé dans ses propos, mais si on cherche à lire entre les lignes, on comprend tout de suite qu’il entretient les mêmes sentiments.