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Les employés de la santé du Bas-Saint-Laurent forcés d’intervenir sur les codes blancs

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Les employés du réseau de la santé du Bas-Saint-Laurent sont désormais obligés d'intervenir lors d'un code blanc, pour maîtriser des patients en crise.

Auparavant, les travailleurs de la buanderie, par exemple, le faisaient sur une base volontaire. Le syndicat s'inquiète de ces changements.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent a annoncé la semaine dernière qu'il abolissait la prime de 10 $ que pouvaient recevoir certains employés s'ils intervenaient lors de codes blancs.

Il faut préciser que ces employés sont, par exemple, des préposés aux bénéficiaires, des préposés à la buanderie ou encore des préposés à l'entretien ménager qui intervenaient volontairement.

Depuis le 9 septembre, l'employeur les oblige à intervenir. Selon le syndicat, le CISSS désire inclure cette tâche dans leur description d’emploi. Le fait de ne pas agir pourrait entraîner des sanctions disciplinaires pouvant aller jusqu'au congédiement. Le syndicat dénonce vivement cette décision.

«On va prendre l'exemple d'une petite femme à l'entretien ménager qui pèse 100 lb mouillée. Ils l'obligent à suivre la formation, ils l'obligent à aller sur un code blanc. Qu'est-ce que vous voulez qu'elle fasse devant un monsieur ou une madame en état de crise? Elle ne peut rien faire. Ce n'est pas tout le monde qui l'a, d'aller parler, d'avoir l'aspect psychologie», illustre Johanne Campagna, présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la santé et des services sociaux du Bas-Saint-Laurent, SCFP, section locale 5007 (FTQ).

La direction du CISSS du Bas-Saint-Laurent estime que les primes ont été abolies par souci d'équité, puisque ce n'étaient pas tous les employés sur le territoire qui pouvaient en bénéficier.

«Tous les gens peuvent porter assistance au niveau des codes blancs. C'est clair que, dans certains secteurs, c'est difficile pour l'infirmière, par exemple. Alors, c'est pour cela qu’il avait souvent été décidé que c'étaient des employés de l'entretien ménager. On va s'assurer qu'il y ait de la formation aux employés», dit Annie Leclerc, directrice des ressources humaines, des communications et des affaires juridiques au CISSS du Bas-Saint-Laurent.

Le syndicat estime que ce n'est pas à des employés de la buanderie ou de l'entretien ménager d'intervenir dans de telles situations. La description de tâche des agents d'intervention ou des surveillants d'établissement comprend cette responsabilité d’intervenir physiquement. Selon le syndicat, il y en a peu au CISSS du Bas-Saint-Laurent.