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Projet Montréal abolira les quotas de contraventions

Projet Montréal abolira les quotas de contraventions

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Les quotas de tickets seront chose du passé si Projet Montréal est porté à la tête de métropole promet sa cheffe, Valérie Plante.

Cela entraînerait aussi la fin des primes pour les cadres du SPVM qui pouvait recevoir jusqu’à 8 % de leur salaire en boni, si les policiers sous leurs ordres atteignaient les objectifs de contraventions émises selon ce que TVA Nouvelles révélait en 2016.

« Je pense qu’ils [les policiers] sont à même de poser des gestes quand c’est pertinent et pas quand il y a un chèque de rattaché », a indiqué la chef de Projet Montréal, Valérie Plante, en soulignant que les trappes à tickets ne servent qu’à « remplir les coffres de la Ville ».

Le maire de Montréal, Denis Coderre, lui, affirme que de tels quotas n’existent pas. « Il n’y a pas de bonus parce qu’il n’y a pas de quotas », a-t-il précisé en soulignant que des grilles d’efficacité avec des objectifs ne sont pas des quotas.

Si Projet Montréal ne peut mesurer le nombre de contraventions jugées impertinentes, le parti assure qu’il s’agit d’un problème. « C’est un problème pour la population qui se sent prise au piège », a affirmé Mme Plante.

Mettre l’argent à la bonne place

En supprimant les primes surnommées le Bonis Denis, Projet Montréal promet d’investir davantage dans des programmes visant à améliorer la sécurité routière comme la Vision Zéro qui a comme objectif de réduire et d’éliminer les accidents de la route.

« On préférerait que cet argent soit dépensé pour des mesures concrètes pour la sécurité des automobilistes, cyclistes, et piétions », a souligné la cheffe de Projet Montréal, sans préciser quels types de projets seraient mis en place.

Selon son parti, les objectifs donnés aux policiers devraient être liés à la sécurité publique et non à l’atteinte de quotas.

Sans pouvoir citer d’étude, Projet Montréal soutient que la répression ne fonctionne pas pour améliorer le bilan routier et qu’il faut miser sur la sensibilisation en ajoutant que comme il y a eu plus de décès de piétons et de cyclistes en 2016 par rapport à 2015, il faut revoir la tactique.

Pas de perte d’argent

Le revenu engendré par les contraventions émises sur le territoire montréalais ne serait pas diminué avec l’abolition des quotas estime Valérie Plante. « Ce ne sera pas tant un manque de revenu, on va continuer de donner des contraventions », a-t-elle précisé en soulignant que cesdites contraventions seront mieux ciblées. « Les policiers, en faisant leur travail, agiront lorsqu’ils verront un comportement fautif. Ils n’attendront pas le comportement fautif dans une trappe à ticket. »

En 2016, selon Projet Montréal, 350 000 $ auraient été remis à des cadres qui ont rempli leurs quotas. Cette même année, 147 M$ de contravention avaient été émis aux automobilistes pour des constats de circulation et de stationnement.