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Ensevelis sous deux pieds de débris

Deux pompiers ont mis 15 minutes à dégager un couple après qu’une voiture eut foncé dans leur chambre

Anthony Bélanger
Photo courtoisie De nombreux débris entouraient la voiture d’Anthony Bélanger après qu’il eut percuté la résidence. Un ventilateur était même encastré dans le capot de la Kia.

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JOLIETTE | Un pompier a dû enlever deux pieds de débris pour secourir un couple qui dormait lorsqu’une voiture a foncé dans leur chambre à coucher, a-t-on appris mardi au procès du chauffard accusé de conduite avec capacités affaiblies causant la mort.

Le 26 octobre 2014, la voiture conduite par Anthony Bélanger, 27 ans, a défoncé un mur de briques d’une résidence de Saint-Alexis-de-Montcalm, dans Lanaudière. Une mère de trois enfants, Rachel Middleton, a été tuée sur le coup et son conjoint, Joël Ricard, a été gravement blessé.

« Les débris montaient plus haut que les portières, des deux côtés de la voiture. Certains étaient encore attachés à la structure du bâtiment. J’ai dû l’escalader et passer par-dessus pour me rendre de l’autre côté, d’où provenait la voix que j’entendais », a raconté le pompier Philippe Éthier au deuxième jour du procès d’Anthony Bélanger, accusé de conduite avec capacités affaiblies causant la mort.

Rachel Middleton et Joël Ricard étaient coincés sous le devant de la voiture qui avait défoncé leur chambre à coucher, et couverts d’au moins deux pieds de débris compactés de briques, de plâtre, de tissus coincés, de poutres de bois et d’objets divers.

Il a fallu 15 minutes aux deux pompiers pour dégager la femme, décédée sur le coup, et son conjoint, entortillé dans le matelas et gravement blessé. « L’homme criait de douleur », a dit Philippe Éthier.

Coincé dans le véhicule

Pendant ce temps, le conducteur de la voiture était coincé à l’intérieur du véhicule.

« Je lui disais de rester là et de ne pas bouger, car je voyais qu’il était alerte et pas en danger. Ma priorité était de retrouver les deux personnes que je ne voyais pas », a raconté M. Éthier.

Selon le pompier, Anthony Bélanger passait d’un siège à l’autre, tentant de pousser les portières de la voiture, qui refusaient de s’ouvrir.

Quand les pompiers ont finalement réussi à dégager assez de débris pour dégager la porte arrière du côté conducteur, Anthony Bélanger a été mis sur une planche et sorti du véhicule.

« J’ai senti à ce moment-là une forte odeur d’alcool », a relaté M. Éthier.

Hospitalisé pour des blessures mineures, Anthony Bélanger a été mis en arrestation deux jours plus tard, et accusé de conduite avec les facultés affaiblies causant la mort, conduite dangereuse causant des lésions et conduite dangereuse causant la mort.

Le procès d’Anthony Bélanger se poursuivra toute la semaine au palais de justice de Joliette.