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Les plaintes sont des armes selon le maire de Brossard

Les plaintes sont des armes selon le maire de Brossard
Photo d'archives

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Le maire de Brossard estime que les plaintes en déontologie déposées contre lui sont des armes qu'utilisent ses adversaires à quelques semaines des élections municipales.

Une semaine après avoir annoncé qu’il sera candidat à un 6e mandat, Paul Leduc était de retour hier devant la Commission municipale du Québec (CMQ) en raison d’une plainte en déontologie dans l’affaire de l’achat de meubles italiens.

Le maire avait déjà comparu devant la CMQ le 27 juillet parce qu’on lui reproche d’avoir fait publier une déclaration partisane dans un journal local.

«Ces histoires remontent à des mois, voire des années et, comme par hasard, ça tombe juste avant les élections, dit M. Leduc. Je trouve ça dommage parce que tout ceci est infondé et représente des coûts énormes pour la Ville.»

Dans sa plaidoirie, l’avocat du maire, Me Joël Mercier, va plus loin: «Il y a une augmentation des plaintes à la CMQ qui deviennent une arme en période électorale.»

M. Leduc n’hésite pas à pointer son adversaire aux prochaines élections Doreen Assaad. Le mari et l’attaché de presse de la conseillère municipale sont à l’origine des deux plaintes à la CMQ.

Question sans réponse

Mme Assaad a fait savoir hier par courriel que «des questions restent sans réponse» au sujet du rôle de la femme du maire lors de l’achat en 2011 par la Ville des meubles italiens pour équiper le bureau de M. Leduc.

Trois des quatre manquements reprochés à M. Leduc ont dû être retirés, car ils s’appuyaient sur le Code d’éthique des élus de Brossard qui est entré en vigueur trois semaines après l’achat des meubles.

Transparence

La CMQ a cependant pu se pencher hier sur le dernier point de manque de transparence reproché à M. Leduc.

Des courriels obtenus par Le Journal en 2016 montrent que la femme du maire, Louise Plante, avait été impliquée dans l’achat des meubles et avait même proposé au fabricant de meubles d’être sa représentante au Canada.

Or, dans une entrevue donnée au Journal en juillet 2015, le maire assurait que sa femme n’avait eu «aucun contact» avec la firme italienne.

Le procureur de la CMQ, Me Nicolas Dallaire, estime que M. Leduc a fait preuve d’un manque de transparence et d’honnêteté.

Pour l’avocat du maire, Me Mercier, il n’en est rien puisque la question posée lors de l’entrevue de 2015 évoquait un possible emploi donné par le fabricant de meubles à Mme Plante. Or, la femme du maire n’a jamais été à l’emploi de cette compagnie.

Me Dallaire insiste toutefois sur l’usage par le maire du terme «aucun contact», alors que Mme Plante avait bien discuté avec le fabricant italien d’un éventuel boulot.

La juge Sylvie Piérard rendra sa décision dans les 90 jours.

Fait saillant 

Outre les deux procédures en déontologie, M. Leduc est aussi visé par une plainte pour harcèlement psychologique de la directrice aux services juridiques de Brossard, Me Isabelle Grenier.