/news/currentevents
Navigation

Moins de trois minutes pour tuer l’employée

Maxi
Photo courtoisie de la cour Lors de sa fuite du Maxi, Randy Tshilumba semble tenir un couteau dans une main.

Coup d'oeil sur cet article

Randy Tshilumba a mis moins de trois minutes pour entrer dans un Maxi, tuer l’employée qui l’aurait rejeté puis partir en courant, révèlent des caméras de surveillance du supermarché.

Assis dans le box des accusés, le meurtrier allégué n’a pas bronché en se voyant dans des images prises le 10 avril 2016, le montrant entrer dans le commerce de la rue Papineau à Montréal, tout vêtu de noir.

Mains dans les poches, il s’est dirigé vers la section vêtements où se trouvait Clémence Beaulieu-Patry, et c’est là qu’il l’aurait poignardée par-derrière à 14 reprises avant de prendre la fuite pendant qu’un homme tentait de l’arrêter.

Mis à part le moment fatidique, toute la scène tragique a été présentée au procès de Tshilumba, mardi au palais de justice de Montréal. L’accusé de 21 ans a reconnu être l’homme visible sur les caméras, mais il a plaidé non coupable de meurtre au premier degré.

Repérage

Quelques jours avant le drame, Tshilumba semble avoir fait du repérage dans ce même Maxi. Le 2 avril 2016, on le voit ainsi entrer dans le Maxi et déambuler dans les allées avant de quitter les lieux sans faire d’achat.

Il est ensuite retourné dans le commerce la journée d’après. Et cette fois, il semble avoir parlé quelques minutes à Clémence avant de partir.

Selon les amies de la victime, Clémence Beaulieu-Patry et Randy Tshilumba se connaissaient de vue pour avoir été à la même école secondaire, mais ils ne se parlaient pas.

« Bizarre »

« Elle trouvait bizarre qu’il vienne lui parler », a témoigné Shaina Simon, une collègue de Clémence.

Mme Simon explique que Tshilumba aurait d’abord demandé à Clémence de sortir ensemble, mais elle avait refusé.

« Elle lui a dit qu’elle avait un copain », a précisé Shaina Simon.

L’accusé aurait ensuite tenté d’obtenir le numéro de téléphone et le compte Facebook de Clémence, sans toutefois y parvenir.

Le procès présidé par la juge Hélène Di Salvo se poursuit aujourd’hui. Tshilumba est défendu par les avocats Philippe Larochelle et Sébastien Chartrand.