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Ottawa est «désolé», mais ne s’excuse pas

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OTTAWA | Le gouvernement Trudeau refuse de présenter ses excuses aux voyageurs canadiens même s’il admet avoir commis des erreurs dans sa gestion de la crise provoquée par le passage d’Irma.

Questionnée mardi à deux reprises en français et en anglais à savoir si elle devait des excuses aux Canadiens coincés dans l’ouragan, la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a refusé d’en faire autant.

« Il est toujours possible de faire mieux », s’est-elle contenté de répondre, invitant du même souffle les voyageurs concernés à envoyer leurs plaintes à son ministère.

Plus tôt en matinée, la ministre du Développement international, Marie-Claude Bibeau, a avoué que le soutien du fédéral aux Canadiens touchés n’avait pas été à la hauteur.

« Nous avons eu une faiblesse au niveau des communications, j’en conviens », a-t-elle déclaré.

Clause désastre

Pour le Bloc québécois, le chaos créé par l’ouragan Irma met en lumière l’importance de mieux définir le rôle des compagnies aériennes en cas de désastres naturels.

Il faut donc, selon lui, encadrer les responsabilités des voyagistes en cas de catastrophes naturelles dans la future charte des voyageurs fédérale, qui entrera en vigueur en 2018.

« La charte doit protéger les voyageurs en cas de catastrophe naturelle », tranche le bloquiste Louis Plamondon.

Or, le ministre des Transports, Marc Garneau, ne voit pas l’utilité d’en faire autant, du moins pour l’instant.

« En ce moment, ce n’est pas contemplé », a affirmé M. Garneau, mardi, en marge de la retraite des ministres du cabinet Trudeau à Terre-Neuve-et-Labrador.

 

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