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Le procès Normandeau durera plus de 4 mois

Il débuterait en 2018 pour elle et cinq coaccusés

Nathalie Normandeau. Ex-ministre
Photo d'archives, Didier Debusschère Nathalie Normandeau. Ex-ministre

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Le procès de l’ex-ministre libérale Nathalie Normandeau et de ses cinq coaccusés devrait s’étirer sur une période d’« au moins » quatre mois, évalue la Couronne.

Les avocats de la défense ainsi que l’ex-maire de Gaspé, François Roussy – qui se représente seul –, étaient de retour au palais de justice de Québec, mardi. Ils ont convenu avec le ministère public de se revoir mardi prochain, dans le cadre d’une conférence de gestion.

C’est à ce moment qu’on risque d’apprendre l’identité du juge qui présidera le procès en Cour du Québec et la date du début du procès, qui aura vraisemblablement lieu en 2018.

En mêlée de presse, le procureur de la Couronne, Me Claude Dussault, a affirmé que le procès durerait « au moins » quatre mois, un calcul qui ne tient pas compte de la preuve de la défense, laquelle n’a pas à dévoiler son jeu à ce stade-ci. « Je ne peux évaluer la défense. Quatre mois, c’est sûr. On souhaite que ce soit un procès continu. »

139 témoins potentiels

La poursuite mise sur une volumineuse liste de 139 témoins potentiels pour étayer sa preuve. Cela ne signifie pas qu’ils vont tous défiler à la barre, puisque la Couronne et la défense peuvent s’entendre au préalable sur l’admission de nombreux témoignages, un exercice qui sera déterminant pour la suite des procédures.

« S’il y a beaucoup d’admissions, ça peut raccourcir sensiblement le délai », a concédé Me Dussault. « Nous sommes prêts à procéder le plus rapidement possible », a-t-il insisté.

Procès devant un juge seul

Me Dussault a également fait savoir qu’il n’a pas l’intention d’aller en appel de la décision du juge Grenier de la Cour supérieure qui a ordonné, la semaine dernière, le renvoi des procédures devant la Cour du Québec. Le magistrat avait refusé d’obliger les accusés à subir un procès devant jury, contre leur gré, rejetant ainsi la demande du ministère public.

« Nous aurions trouvé souhaitable qu’ils soient jugés par leurs pairs. Cependant, selon leur volonté, ils désirent aller à la Cour du Québec. Nous serons prêts ».

Rappelons que Mme Normandeau, Marc-Yvan Côté, Bruno Lortie, France Michaud, Mario Martel et François Roussy font face à des accusations de complot, corruption, fraude et abus de confiance, depuis mars 2016.

La station BLVD 102,1, qui emploie l’ancienne vice-première ministre, n’a pas l’intention de couper le cordon avec son animatrice vedette malgré son absence prolongée et compte « s’ajuster » à son horaire. « Quand elle va comparaître, évidemment elle ne sera pas en ondes et l’équipe va assurer la relève à ce moment-là », a indiqué le directeur de la programmation, Dan Caron.