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À Calvillo de changer l’attaque

Pendant que Kavis Reed remplacera Jacques Chapdelaine, Anthony
Calvillo choisira des jeux simplifiés pour l’attaque.
Photo Pierre-Paul Poulin Pendant que Kavis Reed remplacera Jacques Chapdelaine, Anthony Calvillo choisira des jeux simplifiés pour l’attaque.

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Le livre de jeux de Jacques Chapdelaine était-il trop complexe à mettre à exécution pour un nouveau quart-arrière et sa brigade offensive ? La question peut se poser puisque l’attaque tourne au ralenti et les touchés sont rares.

Avec 22 touchés en poche en 11 matchs, les Alouettes figurent au septième rang à ce chapitre, à égalité avec les Argonauts de Toronto. Tant au sol que par la voie des airs, la ligne des buts est difficile à franchir. Un manque d’exécution flagrant et des écarts de discipline répétitifs expliquent en partie les déboires sur le terrain.

« C’est un plan d’attaque qui requiert plus d’attention de la part des joueurs. Il y a beaucoup de détails et c’est bien défini. Peut-être que nous ne sommes pas assez concentrés durant les matchs, a émis le centre Luc Brodeur-Jourdain. Nous avons fait beaucoup trop d’erreurs. C’est ce que j’ai moi-même constaté. Quand on s’est rencontré après le match contre les Lions, tout le monde était d’accord pour dire qu’il fallait améliorer notre assiduité dans l’étude de notre livre de jeu. »

« C’est facile à dire que le livre est complexe. Mais dans tout système offensif, il y a des points complexes, a tenu à préciser le garde sur la ligne offensive Kristian Matte. Ce n’est pas une excuse. Si on exécute mal, c’est de notre faute. »

Pas le seul responsable

Le chef d’orchestre Darian Durant ne brille certainement pas de tous ses feux. Depuis quatre matchs, il peine à trouver ses receveurs et à exécuter les jeux. Il refuse toutefois d’être pointé du doigt. « Nous sommes inconstants. Nous devons faire mieux dans le système implanté, mais à la fin de la journée, ce n’est pas juste dans nos mains, a-t-il indiqué après avoir rencontré le copropriétaire Andrew Wetenhall la veille. Il faut faire avec ce qui nous est donné. »

Avec son bagage d’expériences, Samuel Giguère est aussi d’avis que la brigade offensive doit se mettre au travail. Le receveur a multiplié les gaffes depuis son retour au jeu, lui qui a amassé 11 verges à ses deux réceptions. Il espère relever la barre. « On a tous une prise de conscience à faire, moi le premier. Il faut jouer du meilleur football. »

Celui qui fait un retour aux sources au poste de coordonnateur à l’attaque après une expérience difficile, Anthony Calvillo, a déjà simplifié les tâches de sa brigade. Sans révolutionner le livre de jeux, il veut implanter une nouvelle philosophie. « Il faut établir des normes d’excellence. C’est difficile pour les joueurs de montrer de la stabilité avec ces changements. Depuis quelques semaines, j’essaie d’amener des choses plus simples. Je dois mettre les joueurs en meilleure position. »

Dès dimanche, face au Rouge et Noir d’Ottawa, il sera sur les lignes de côté à appeler les jeux. Il tentera de mettre sa touche personnelle.

Entre-temps, il se rendra à Hamilton pour célébrer son intronisation au Temple de la renommée du football canadien, ce soir. Il avait pris la décision de ne pas s’y rendre en raison de la situation de l’équipe, mais Kavis Reed s’est imposé en l’obligeant d’y être.