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À la découverte de notre sentier national

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Photo courtoisie, Claude Côté Le Sentier national est un joyau national méconnu, qui n’a rien à envier aux sentiers de nos voisins du Sud.

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À plus de 1000 kilomètres, le Sentier national au Québec était déjà le tronçon le plus développé au pays. La semaine dernière, on apprenait que le Sentier international des Appalaches (SIA) se joignait au Sentier national, portant le kilométrage de ce terrain de jeu linéaire à 1650 kilomètres. Et si on faisait enfin la rencontre de ce véritable joyau naturel de notre patrimoine culturel québécois ?

Repérez le balisage rouge et blanc tout au long du Sentier national.
Photo courtoisie, Sylvain Lavoie
Repérez le balisage rouge et blanc tout au long du Sentier national.

« À peine 1 % des gens sondés par Rando Québec connaissent le Sentier national », déplore Grégory Flayol, nouveau coordonnateur du Sentier national au Québec. Pourtant, ce sentier imaginé il y a près de 30 ans par des fanatiques de randonnée ayant cette idée de grandeur de relier l’océan Pacifique à l’océan Atlantique offre un cadre idéal pour des aventures de randonnée de toute taille. Besoin d’inspiration ? Voici quelques propositions en collaboration avec Rando Québec pour profiter des belles journées d’automne. Suivez le guide (et les balises rouge et blanc sur les sentiers).

1 JOURNÉE

Le sentier de la Matawinie, tronçon 1 (16 km ou moins)

Du stationnement voisin de la route 131, on n’a pas grimpé deux kilomètres qu’on profite déjà d’un point de vue intéressant. Les arbres y sont matures, bien feuillus, et très colorés. On progresse ensuite le long d’un sentier où une rivière chante tout près. Quatre lacs et leurs étendues sauvages ponctuent la promenade jusqu’au 8e kilomètre, où on choisira ou bien de retourner sur nos pas, ou bien de descendre par un accès d’urgence un peu plus loin (10e kilomètre) pour rejoindre une deuxième voiture.

Le sentier Cap 360 de la montagne du Caribou (8 km linéaire)

Les premiers kilomètres font office de préambule afin d’échauffer les jambes avant l’ascension jusqu’au sommet du cap 360. Ce dernier, comme son nom l’indique, nous offre une vue en plongée totale tout autour sur les lacs environnants et les arbres en spectacle des montagnes des Laurentides. Un arrêt à la gare de Labelle pour reprendre des forces ?

1 WEEK-END

Le sentier du Massif (entre 20 et 30 km)

On arrive le vendredi après-midi, et, environ 45 minutes de marche plus tard, on s’arrête pour la nuit au refuge Pelletier (préalablement réservé). Le lendemain, on aura une grosse journée de 15 km le long du Sentier national jusqu’au refuge Corbeau (près du lac du même nom) auquel on accède par le tronçon C. L’effort est important, mais généreusement récompensé au fil du sentier bordant une falaise. Le dimanche, plusieurs options : revenir sagement au stationnement après un bref détour sur le sentier jaune, étirer l’escapade par le sentier bleu ou faire demi-tour via le Sentier national. Afin de simplifier la logistique, un service de transport des bagages de refuge en refuge est maintenant disponible.

Le sentier du Mont-Ouareau (13 km linéaire)

Si on souhaite vivre l’expérience de randonnée avec nuit en refuge sans se casser la tête (ou les jambes), rendez-vous à cette petite montagne de Lanaudière. Après s’être stationné près de la route 125, on commence par la courte et satisfaisante ascension du mont Ouareau avant de cheminer sans se presser vers le refuge Paul-Perreault où on passera la nuit. Le lendemain, on revient simplement sur nos pas. Il est aussi possible de continuer sur le sentier jusqu’à la route 329, si on y a laissé une seconde voiture. À moins de 7 km par jour, ces deux options sont tout à fait accessibles aux enfants randonneurs.

LONGUE RANDONNÉE

La Traversée Charlevoix (105 km ou moins)

Choisira-t-on la formule plus courte de trois ou quatre jours ou la totale de cinq ou six jours ? Dans les deux cas, la progression journalière est détaillée et se conclut toujours par une nuit en refuge ou en chalet, au choix. Le transport des bagages est possible, de même que le service de navette pour retourner au point de départ à la fin de la randonnée sans souci. On n’a qu’à se concentrer sur nos pas de marche et sur les beautés de la région.

La section de la réserve de Matane dans le sentier des Appalaches (entre 20 et 40 km)

Ici aussi, plusieurs circuits de deux à quatre jours sont proposés. Le kilométrage quotidien n’est pas énorme, mais on doit s’attendre à un grand dénivelé quotidien à travers la région la plus montagneuse du Sentier national.