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Consultation sur la discrimination systémique et le racisme: Khadir craint que les travaux manquent de crédibilité

Québec solidaire interpelle le premier ministre Philippe Couillard afin de sortir la consultation sur la discrimination systémique et le racisme de la «tourmente».
Photo Simon Clark Québec solidaire interpelle le premier ministre Philippe Couillard afin de sortir la consultation sur la discrimination systémique et le racisme de la «tourmente».

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Québec solidaire interpelle le premier ministre Philippe Couillard afin de sortir la consultation sur la discrimination systémique et le racisme de la «tourmente».

«Ce que je crains, c’est que ça n’ait pas la crédibilité, [que] ça ne suscite pas l’adhésion de l’opinion publique à la fin du travail», a lancé le député solidaire Amir Khadir au cours d’un point de presse à l’Assemblée nationale mercredi.

Favorable à la tenue de cette consultation, Québec solidaire veut éviter que les partis politiques transforment l’exercice en un «enjeu électoral». Le PQ a notamment qualifié le processus de «procès des Québécois», tandis que la CAQ dit craindre que la consultation devienne «un dîner de cons».

«J'appelle monsieur Couillard à exercer un sens de leadership et de devoir, et de réunir tous les partis pour qu'on réfléchisse ensemble comment, en termes simples, sortir cette commission du pétrin», a demandé Amir Khadir.

Huis clos

Le député solidaire déplore également le fait que les consultations locales se dérouleront à huis clos, loin du regard du public et des médias, tel que le révélait le Journal la semaine dernière.

Amir Khadir estime qu’il s’agit là d’une «erreur fondamentale». «On peut envisager que, dans certaines circonstances, pour certains témoins, il y ait un huis clos, dit-il. [...] Mais ça ne peut être qu'une minorité d'occasions. Pour l'essentiel, le travail doit être public, comme en Ontario on l'a fait, on doit consulter le public de manière ouverte et large.»

Retards

De plus, le député solidaire craint que le travail de la consultation soit «entaché par les difficultés à l'interne» de la Commission des droits de la personne, dont la nouvelle présidente est visée par des plaintes pour abus d’autorité et mauvaise gestion.

La Commission accuse d’ailleurs du retard dans ses travaux. La liste des OBNL qui doivent mener les consultations n’est toujours pas connue, alors qu’elle devait être publiée le 1er septembre dernier.

La ministre confiante

Malgré ces inquiétudes, la ministre de l’Immigration, Kathleen Weil, s’est montrée rassurante lors de son arrivée au conseil des ministres, qui se tenait à Val d’Or mercredi matin.

«Dans les prochains jours, ils vont nommer tous les organismes communautaires dans toutes les régions qui ont été sélectionnées, parce qu’il y a une grande volonté de participer à cette consultation», a-t-elle assuré.