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Des prix à la pompe difficiles à expliquer

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Le marché de l’essence à Québec, habituellement compétitif, ne l’est plus du tout depuis le passage de l’ouragan Harvey aux États-Unis, il y a plus de deux semaines, dénonce CAA-Québec.

Voilà maintenant plusieurs jours que l’organisme martèle le même message : l’ouragan qui a dévasté le Texas à la fin du mois d’août ne peut plus justifier les prix à la pompe, qui demeurent anormalement élevés dans la région.

« Il y a eu un impact [après Harvey], mais là, c’est fini les ouragans, il n’y en a plus d’impact sur le marché », lance le porte-parole de CAA-Québec, Pierre-Olivier Fortin.

Selon l’organisme, qui se qualifie d’observateur en la matière, le litre d’essence se détaillait en moyenne à 1,244 $ à Québec, mercredi, alors que le prix réaliste était plutôt de 1,122 $, soit une différence de plus de 12 cents le litre.

Consommateurs perdants

Les raffineries américaines affectées par l’ouragan Harvey ont rapidement repris leurs activités. Et l’effet de l’ouragan Irma, qui a balayé la Floride le week-end dernier, est pratiqument nul puisque cet État produit très peu de pétrole.

Pourtant, les automobilistes de Québec continuent de payer le fort prix.

« Le prix d’acquisition, c’est-à-dire le prix que les stations-service paient pour leur essence, est à la baisse, et il est à la baisse pas mal depuis plusieurs jours, et ce qu’on voit pendant ce temps-là ce sont des baisses très timides des prix à la pompe », indique M. Fortin.

Les essenceries profitent ainsi d’une marge de détail très avantageuse. Selon le porte-parole, elles réalisaient, mercredi, un profit brut de 13,9 cents sur chaque litre d’essence, alors qu’il est généralement de moins de 4 cents.

Un peu d’espoir

CAA-Québec continue de recommander à ses membres et aux consommateurs de limiter ou de retarder leurs achats en carburant. Pierre-Olivier Fortin estime cependant que les lois du marché à reprendront bientôt leurs droits.

« Ce que l’on observe depuis les derniers mois, et plus généralement depuis que Costco est arrivé dans le décor, c’est que le marché de Québec est normalement très compétitif, et c’est là où les marges de détail sont les plus minces », analyse-t-il.