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La barre contre un tireur conçue pour des écoles à l’international

Le Syndicat des enseignants de la région de Québec estime que le projet-pilote entourant l’utilisation d’une barre qui sert à protéger des élèves d’un tireur fou est une «idée intéressante».
Photo Simon Clark Le Syndicat des enseignants de la région de Québec estime que le projet-pilote entourant l’utilisation d’une barre qui sert à protéger des élèves d’un tireur fou est une «idée intéressante».

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La barre conçue pour protéger des élèves d’un tireur fou n’a pas été créée pour des écoles de Québec, mais plutôt pour le marché international, affirme le maire de Québec, Régis Labeaume.

Le Journal rapportait mercredi que l’entreprise ECD a reçu une subvention d’environ 200 000 $ de la Ville de Québec afin de tester un nouveau dispositif, appelé barre de confinement, qui permet de sécuriser rapidement une porte si un tireur fait irruption dans une école. Ce dispositif sera testé dans six lieux publics, à Québec, dont des écoles primaires et secondaires, dans le cadre d’un projet pilote qui prévoit l’installation de 300 barres de confinement.

Cette subvention a été octroyée dans le cadre d’un programme de vitrine technologique, a-t-on précisé hier à la Ville de Québec, qui a répété que les détails de ce projet seront dévoilés au cours des prochaines semaines.

« Ce n’est pas pour les écoles de Québec, c’est pour l’international », a lancé le maire Labeaume, hier, à propos de ce projet pilote. M. Labeaume a précisé qu’il y avait dans la capitale « des écoles et des portes », ce qui permet de tester ici ce dispositif développé par une entreprise de Québec.

« idée intéressante »

De son côté, le Syndicat de l’enseignement de la région de Québec estime que le projet pilote entourant l’utilisation d’une barre qui sert à protéger des élèves d’un tireur fou est une « idée intéressante ». « C’est une bonne idée de la tester, affirme son président, Denis Simard. C’est un peu triste de penser à ce type de mécanisme de sécurité, mais on parle de prévention. Si ça peut sauver des vies, pourquoi pas ? »

Ce projet pilote soulève toutefois des questions concernant « la pertinence des mesures en proportion du risque réel », souligne la psychologue Lyse Turgeon, professeure à l’École de psychoéducation de l’Université de Montréal. Cette dernière est préoccupée par « l’augmentation de l’anxiété chez des enfants déjà sensibles » qui pourrait survenir à la suite de l’installation de dispositifs.

– Avec la collaboration de Taïeb Moalla