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L’Atelier prend les grands moyens pour recruter

Une pénurie de main-d’œuvre frappe la restauration

Un des autobus portant une affiche invitant les gens à postuler au restaurant L’Atelier.
Photo courtoisie Un des autobus portant une affiche invitant les gens à postuler au restaurant L’Atelier.

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Devant une pénurie de main-d’œuvre plus importante que jamais, le restaurant L’Atelier prend les grands moyens pour gonfler ses rangs et lance sa propre offre d’emploi sur les autobus de la ville.

Exit les petites annonces pour dénicher des employés à L’Atelier. Aux grands maux les grands remèdes, alors qu’au total, le propriétaire du restaurant affirme avoir besoin de six serveurs et de huit cuisiniers pour combler ses besoins. Du jamais-vu, selon lui.

Importante pénurie

« Cette année, c’est plus difficile que les autres années, il y a vraiment une pénurie. Il y a beaucoup de restaurants qui ouvrent, c’est peut-être un facteur et en plus, à cette période, les gens retournent aux études ou vont travailler dans le domaine pour lequel ils ont étudié », explique Fabio Monti, également propriétaire du restaurant voisin Ophelia. « Il y a aussi malheureusement moins de gens qui font de la restauration une carrière », précise celui qui est propriétaire de la populaire adresse de la Grande Allée depuis huit ans.

En place depuis quelques semaines, la publicité créée par l’agence Les Mauvais Garçons semble porter ses fruits. Malgré les quelques dizaines de curriculum vitae reçus, M. Monti affirme cependant ne pas avoir trouvé les perles rares. « Tous les restaurateurs connaissent le même sort cette année et malheureusement, ça va empirer d’année en année », indique-t-il.

Employés exténués

Une situation bien connue des restaurateurs de Québec, alors que pour Yanick Parent, propriétaire du Bello, du Savini et de La Bûche, parle d’une « catastrophe ». « J’ai besoin d’au moins une douzaine de cuisiniers pour mes restaurants », lance-t-il, déplorant par ailleurs la difficulté à garder ses employés d’origine européenne. « Nous ne sommes pas capables de les garder, à cause des visas. Il [le gouvernement] ne leur donne pas leur citoyenneté et ils doivent repartir, mais j’ai besoin de ces gens-là ! » rétorque le restaurateur.

Le son de cloche est le même chez Portofino, où les besoins se font aussi sentir, comme chaque fin d’été. « Si un bon candidat se présente, je l’engage immédiatement », mentionne pour sa part le propriétaire François Petit, précisant que ses employés à la cuisine ont très peu de répit depuis le début de la saison estivale. « Mon chef travaille six jours sur sept depuis le début de l’été pour garder la cuisine en ordre », précise-t-il.