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La terre appelle Couillard

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J’étais en ondes, mardi, quand j’ai appris la nouvelle du départ du chef de cabinet de Philippe Couillard, Jean-Louis Dufresne. C’est sorti tout seul : « le premier ministre a-t-il enfin atterri sur le plancher des vaches ? »

A-t-il reconnu l’importance de respirer le même air que le reste des Québécois ?

A-t-il compris que sa garde rapprochée, zone tampon entre le chef de l’État et le reste du monde, était déconnectée des préoccupations du peuple et de la députation ? C’est bien de servir les intérêts du premier ministre, mais pas au détriment des intérêts de la nation.

Le départ de Fatima Houda-Pépin et la mise au rancart de Robert Poéti, attribués à monsieur Dufresne, ont-ils servi le Québec ?

Grosse erreur

Philippe Couillard a beau minimiser le rôle de l’affaire Éric Tétreault dans le départ de son chef de cabinet, mais j’ose croire que l’erreur monumentale que fut cette candidature lui a fait prendre conscience de la distance entre la réalité telle que perçue par le commun des mortels et la réalité telle qu’analysée par les très hauts fonctionnaires de l’État.

Même avant que l’on ne découvre le squelette de harcèlement psychologique dans le placard d’Éric Tétreault, la candidature d’un apparatchik libéral malmené par la commission Charbonneau semblait pour le moins incongrue. Ça sentait le boys club à plein nez.

Philippe Couillard ne sera jamais un premier ministre populiste qui prend des bains de foule pour collectionner des selfies. Personne ne s’attend à cela de lui, mais on peut espérer que le changement de la garde lui permettra d’aiguiser son sens politique.

Une fois aiguisé, il verra peut-être que la consultation à huis clos sur la discrimination systémique et le racisme risque de finir en dîner de cons et qu’il acceptera d’y mettre fin. Pour son bien et pour le nôtre.