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«Quand j’ai lu l’histoire de ce petit, cela m’a vraiment ému» – Nicola Monaco, Grand Frère

Une belle complicité s’est tout de suite installée entre Nicola Monaco et son petit frère Ethan. Les éclats de rire fusaient déjà en avril 2017 lors de leur première rencontre. Ils étaient aux Grands Frères et Grandes Sœurs, rue Hochelaga, à Montréal.
Photo courtoisie Une belle complicité s’est tout de suite installée entre Nicola Monaco et son petit frère Ethan. Les éclats de rire fusaient déjà en avril 2017 lors de leur première rencontre. Ils étaient aux Grands Frères et Grandes Sœurs, rue Hochelaga, à Montréal.

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Quand il a décidé de devenir Grand Frère, Nicola Monaco voulait combler un vide et espérait changer la vie d’un enfant. Mais il ne se doutait pas que sa vie changerait tout autant.

« Quand j’ai lu l’histoire de ce petit, cela m’a vraiment ému. Le père d’Ethan est décédé il y a trois ans », révèle le Montréalais de 46 ans.

Nicola Monaco, qui n’arrivait pas à avoir d’enfant avec sa conjointe, s’est joint aux Grands Frères et Grandes Sœurs du Grand Montréal en début d’année.

Depuis, il est en quelque sorte le mentor d’Ethan, âgé de 9 ans.

« Le but n’est pas de remplacer son père, mais de faire des activités avec lui, de lui changer les idées et de l’épauler », témoigne-t-il.

« Je lui donne des conseils, si Ethan a des problèmes à l’école. On peut aussi s’appeler quand on ne se voit pas s’il en ressent le besoin. Je me suis beaucoup attaché à lui, c’est un garçon très intelligent », explique ce représentant des ventes.

Nicola et Ethan multiplient les activités extérieures et se retrouvent un dimanche sur deux.

Le garçon est toujours pressé de voir son Grand Frère.

« Je propose deux ou trois activités que j’aimerais faire avec Nicola et il demande à maman si c’est OK. Ce que je préfère, c’est quand on va voir des pratiques de soccer entre gars, car je n’ai pas de frères et sœurs pour ça », dit-il avec entrain.

Figure paternelle

Mère célibataire, Cherine Hamam a eu recours à une insémination artificielle lorsqu’elle était âgée de 37 ans. Son fils Cédric a un grand frère depuis plus de quatre ans.

« Je voulais que mon fils ait une figure paternelle, vu qu’il n’a pas de père. Cédric est adolescent et les questions existentielles arrivent. Il peut donc se confier à Guy, son Grand Frère », explique la femme de 50 ans.

Elle souligne que la présence d’un mentor masculin convient d’autant plus que son fils est atteint d’un TDAH.

« Ce n’est pas évident d’élever seule un enfant avec ce trouble, reconnaît-elle. Avec son tempérament bouillonnant, mon fils me demande une grande énergie. »

Cédric a attendu huit mois avant d’être jumelé à un Grand Frère.

En moyenne, les garçons doivent patienter un an et les filles, trois mois.

Une fierté

« Guy n’a pas d’enfant et a rencontré mon fils une première fois. On a eu de la chance, ils se sont bien entendus tout de suite. À 18 ans, les jeunes n’ont plus accès au service des Grands Frères, mais eux, ils vont continuer à communiquer, c’est certain », constate Chérine Hamam.

Guy a une quarantaine d’années et travaille au Cirque du Soleil. Il a transmis à son Petit Frère la passion du cirque et l’emmène à la moindre occasion.

« L’autre fois, je jouais avec mes copains et Guy est arrivé. On allait au cirque. J’étais tellement fier ! J’ai dit à tout le monde que mon Grand Frère arrivait », relate Cédric.

« C’est comme s’il faisait partie de la famille. Depuis quatre ans, les conversations ont changé. Je commence à poser des questions sur la vie », dit l’ado.