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Un verdict nul douteux

Même si Golovkin a dominé le duel contre Alvarez, il n’a pas obtenu la faveur des juges

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LAS VEGAS | On souhaitait que le combat entre Gennady Golovkin et Saùl «Canelo» Alvarez soit un classique. Ce fut le cas, mais encore une fois les juges ont gâché la fête en accordant un verdict nul.

Ils ont remis des cartes de 118-110 en faveur d’Alvarez (40-1-2, 34 K.-O.), 115-113 du côté de GGG (37-0-1, 33 K.-O.) et de 114-114 aux deux boxeurs. Une décision qui frise un peu le ridicule, mais ce n’est pas la première fois qu’une telle situation survient à Las Vegas au cours des dernières années.

Du côté du Journal de Montréal, l’auteur de ces lignes avait attribué la victoire à Golovkin qui avait dominé clairement au moins sept des 12 assauts de cet affrontement (115-113) qui a été excitant du début à la fin. Toutefois, le Kazakh n’a pas tout perdu alors qu’il conserve ses ceintures IBO, WBC, WBA et IBF des poids moyens.

Pour revenir à la décision des juges, aucun journaliste n’a compris où le juge Adalaid Byrd avait les yeux durant ce duel. C’est lui qui a remis un pointage de 118-110. On va souhaiter qu’il ne soit pas assigné pour le combat revanche entre Golovkin et Alvarez. Oui, les deux pugilistes ont accepté de s’affronter à nouveau et ça pourrait être en mai 2018.

Le combat a rempli ses promesses alors que les 22 358 amateurs présents au T-Mobile arena ont été sur le bout de leurs sièges du début à la fin. Golovkin a appliqué la recette qui lui a permis de grimper jusqu’au sommet de la boxe pour ralentir les ardeurs du Mexicain qui a semblé à court de solutions à un certain moment.

Avec son jab précis et puissant, il a gardé Alvarez sur ses talons durant toute la soirée. Le Mexicain a passé le combat le long des câbles en tentant d’attraper le champion en contre-attaque. Cependant, Golokvin n’a pas embarqué dans son jeu et il a bien jugé sa distance pour ne pas se placer dans le pétrin.

Par contre, Alvarez a atteint solidement son adversaire à quelques reprises pour faire réagir ses partisans. Par contre, il n’a pas été en mesure d’avoir des combinaisons sur une base régulière. Il s’est battu comme un lion.

Du grand Kovalev

On a vu brièvement l’ancien champion unifié des mi-lourds Sergey Kovalev dans les rues de Las Vegas en compagnie de son gérant Egis Klimas. Il semblait de mauvais poil, mais il n’était pas de commerce agréable.

D’ailleurs, un Québécois a eu toutes les misères du monde à obtenir une photo de sa part, mais il s’est prêté au jeu avec un sourire forcé.

Comme on l’a constaté la semaine dernière, son ancien entraîneur John David Jackson a fait une sortie en règle sur son attitude et son comportement lors des combats et de ses camps d’entraînement. Et Jean Pascal tenait des propos similaires avant son premier duel contre le Russe. Même s’il est un excellent pugiliste, il ne remportera jamais un concours de popularité.


► Le boxeur Francis Lafrenière a assisté au gala en compagnie de quelques membres du Groupe Richer, l’un de ses commanditaires. Il en a profité pour aller faire un entraînement au gymnase de Floyd Mayweather en après-midi. Lorsque rencontré par le Journal, il ne savait pas s’il pourrait avoir un partenaire pour effectuer quelques rounds. En passant, il est prêt à se mesurer à Steven Butler, mais pas à n’importe quelle condition. Il souhaite que sa soirée de travail soit intéressante sur le plan financier et c’est normal.

► Pendant ce temps, en Angleterre, Billy Joe Saunders a défendu son titre WBO des poids moyens avec succès. Le Britannique l’a emporté par décision unanime (117-111, 115-114, 117-112) devant l’Américain Willie Monroe fils. Même si ce n’est pas un combat qui passera à l’histoire, Saunders a bien fait les choses et il a dominé la majorité des échanges avec son jab. Il a un style qui pourrait donner des ennuis à plusieurs boxeurs de sa catégorie.