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Un tournoi de Hearthstone vu par un néophyte

Un tournoi de Hearthstone vu par un néophyte
Capture d'écran Twitch PlayHearthstone

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Connaissez-vous le jeu Hearthstone? Moi, non. C’est donc dans l’inconnu total que je me suis rendu au Meltdown Québec pour voir ce à quoi le Hearthstone Championship Tour pouvait ressembler.

«Tu vas voir, ça ressemble au jeu de carte Magic : The Gathering, mais tu peux jouer virtuellement», me disent tous les bons samaritains à qui j’avais demandé des renseignements. Ah oui, ce jeu dont j’avais les cartes, mais que je n’ai jamais joué...

Hearthstone, c’est un jeu de cartes qui s’inspire de l’univers de Warcraft. C’est d’ailleurs développé par Blizzard, la même compagnie. Chaque joueur se munit d’un paquet de cartes qu’il a collectionnées virtuellement et affronte un autre joueur dans un duel stratégique... et très étourdissant pour le néophyte que je suis. Je vous épargne les règles du jeu.

J’arrive au Meltdown Québec.

Alors que je descends les escaliers, j’entends des commentateurs à la télévision. «Ils écoutent du sport dans un bar de gamers?», me suis-je demandé.

Un tournoi de Hearthstone vu par un néophyte
Photo Michaël Labranche

Non, en fait, ils écoutent du eSports (sport électronique). Sur l’écran, une partie de Hearthstone est présentée et décrite comme du hockey.

J’observe de longues minutes pour comprendre un peu. J’abandonne. Je vais demander à une personne de l’établissement de m’expliquer ce qu'il se passe. Finalement, même si le bar n’est pas plein à craquer, je comprends que c’est du sérieux. En fin de semaine, les 64 meilleurs joueurs d’Amérique s’affrontent. C’est un gros tournoi. De celui-ci, quatre joueurs se tailleront une place pour le championnat mondial d’été qui aura lieu en octobre à Los Angeles. Le gagnant remporte 60 000$ USD (!!!) et c’est 250 000$ USD qui seront distribués au total parmi les participants. Après l’Europe et l’Asie-Pacifique, l’Amérique est la dernière région à faire ses séries éliminatoires.

Le Meltdown, lui, accueille six participants. Au fond du bar, derrière la vingtaine d’ordinateurs installés, je comprends que ce sont ces six joueurs dont il me parle. Il s’agit de Cydonia, Luker, Monsanto, Purple, RPBalance et Fibonacci. Des bêtes.

Un tournoi de Hearthstone vu par un néophyte
Photo Michaël Labranche

Le seul autre endroit au Canada qui fait de même est situé à... Vancouver. Ce n’est pas rien! Sinon, on retrouve des établissements hôtes au Texas, à Boston, au Costa Rica, en Colombie... Bref, partout en Amérique. C’est gros.

L’aspect professionnel de la chose me fascine. Sur la télévision, en même temps de voir les cartes, une vidéo du joueur est affichée en temps réel. Le Meltdown a d’ailleurs un espace si un des six joueurs doit être filmé. C’est malade.

Un tournoi de Hearthstone vu par un néophyte
Photo Michaël Labranche

À côté de moi, des fans et des utilisateurs du jeu sont venus pour regarder le tournoi, mais également pour jouer et s’échanger des trucs entre passionnés.

Un tournoi amical entre eux est sur le point de commencer. Ils construisent leur paquet. Ils regardent sur leur téléphone quelle carte ils devraient incorporer pour être plus puissant. Il fait 26 degré Celsius à l’extérieur, et eux préfèrent se rassembler dans le sous-sol d’un bar. C’est captivant.

Un tournoi de Hearthstone vu par un néophyte
Photo Michaël Labranche

Après une discussion avec un gars qui joue depuis la sortie du jeu et même avant, lors de la béta (environ 2013), je comprends vraiment mieux pourquoi ce jeu est populaire. Il se renouvelle. Chaque trois mois, de nouvelles cartes apparaissent, ce qui dynamise l’univers de Hearthstone. On parle, on parle, c’est beaucoup d’informations, mais il m’explique le jeu avec passion et justesse. Autant qu’un Québécois qui expliquerait le hockey à un Algérien. Je trouve tout ça intéressant, pour vrai.

Je regarde encore un peu un match à la télévision pour finalement quitter.

Croyez-le ou non, j’ai installé le jeu en arrivant chez moi et j’ai commencé à jouer. Il faut dire qu’une personne passionnée... c’est contagieux.