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Simple Plan célèbre les 15 ans de son premier album: un anniversaire survolté

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MONTRÉAL | À peine six mois après s’être produit au Centre Bell, les gars de Simple Plan rentraient au bercail lundi pour célébrer les 15 ans de leur premier album studio, No Pads, No Helmets... Just Balls. Un gros party, qui a comblé autant les adeptes de la première heure que les nouveaux conquis.

Personne n’y échappe, tôt ou tard, le temps fait son œuvre. Or, si Pierre Bouvier, Jeff Stinco, Chuck Comeau et Sébastien Lefebvre n’ont plus ce côté ado des jeunes découverts en 2002 grâce à leur première offrande, leur capacité à provoquer des mouvements de masse, elle, n’a pas faibli ni pris une ride.

En moins d’une minute

L’ambiance survoltée bien avant qu’ils ne s’amènent sous les projecteurs l’a amplement prouvé. On s’émoustillait juste à voir s’affairer les techniciens de scène, scandant au passage des «Simple Plan». Inutile de décrire le frisson qui a parcouru la salle quand les vedettes se sont enfin montré le bout du nez vers 21 h 20: clameurs-monstre. En moins d’une minute, partout, on tapait des mains.

L’absence du coéquipier David Desrosiers – qu’une dépression tient à l’écart – s’est brièvement fait sentir quand un quatuor plutôt que l’habituel quintette a pris place devant nous. Une impression aussitôt dissipée par les pistes du bassiste qu’on a pu néanmoins entendre. Effet réussi.

«Quinze ans, ça me fait sentir vieux», a lancé le meneur Pierre Bouvier, avant d’enchaîner avec autodérision, «mais c’est correct j’ai encore tous mes cheveux!»

L’intégral

Un autre atout de la formation pop-punk, c’est de rallier ses fidèles autour d’un répertoire qu’on revisite à tue-tête. Tapageuse dès les premières mesures de I’d Do Anything, l’assistance du théâtre MTelus, l’ancien Métropolis, a pris plaisirs à entonner par cœur les I’m Just a Kid, Addicted et Perfect de l’album vendu à 3 millions d’exemplaires et que la formation lui a offert dans son intégralité avant de larguer ses «Jump», «Shut Up!» et «Welcome to My Life» pour une finale pétaradante.

Exit la nostalgie, le spectacle a davantage pris des allures de party de retrouvailles que de voyage dans le temps. La formule intime – on est passé de 7 700 personnes dispersées au Centre Bell à une foule archi compacte ici – y a fortement contribué.