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Les Québécois s’en fichent

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Les exigences pour devenir enseignant au primaire et au secondaire sont plus que faibles. En effet, ce ne sont pas les meilleurs étudiants qui choisissent les sciences de l’éducation où il n’existe pas de contingentement. Ce sont plutôt des jeunes qui ont été refusés dans d’autres facultés contingentées et quelques étudiants excentriques qui croient toujours à l’importance de l’éducation.

À la fin de leur cycle d’études, la moitié des futurs maîtres échouent lamentablement leur examen obligatoire de français. Bref, ils ne savent pas écrire correctement. On en déduit donc qu’ils parlent aussi en ignorant les règles de la syntaxe et en usant souvent d’un vocabulaire approximatif, à contresens et bien sûr limité.

Comment les enseignants peuvent-ils servir de modèles à leurs élèves dans ces circonstances ? Un enseignant déficient en langue écrite et parlée, n’est-ce pas une contradiction dans les termes ?

Révolution

Le recrutement des maîtres au Québec doit être révolutionné. En France, par exemple, les futurs enseignants sont recrutés parmi les meilleurs candidats au baccalauréat. Ils se soumettent à un concours, ce qui témoigne encore d’une préoccupation sociale quant à l’éducation.

Hélas, au Québec, les défenseurs de la qualité de la langue d’enseignement appartiennent à l’époque juras­sique. Ce sont des empêcheurs de tourner en rond que les pédagogues, ces plombiers de l’éducation, spécialistes du « faire marcher le système », accusent d’élitisme.

Y en a marre de perpétuer l’ignorance et l’incompétence dans l’éducation ! Y en a marre des syndicats d’ensei­gnants qui protègent leurs membres incompétents ! Y en a marre des parents qui s’en foutent ! Y en a marre des élites anti-élites, bardées de diplômes et qui, pour faire peuple, portent aux nues tous les soldats de l’inculture généralisée ! Y en a marre, enfin, de l’incapacité de l’école publique à transmettre aux enfants le savoir de base.

Quel gâchis collectif !