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Montréal, cité du vice

La série anglophone Bad Blood raconte l’histoire de Vito Rizzuto

Bad Blood
Photo courtoisie Vincent Leclerc incarne le chef des motards montréalais dans Bad Blood, une série du réseau City sur la vie de Vito Rizzuto, l’ancien chef de la mafia.

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Pour le meilleur et pour le pire, Montréal se retrouve au cœur d’une nouvelle série canadienne-anglaise. Dans Bad Blood, qui débute ce soir à City, la métropole québécoise est présentée comme la plaque tournante du trafic de drogue en Amérique du Nord.

La série biographique de six épisodes, qui relate le parcours du célèbre chef mafieux Vito Rizzuto, confirme la réputation peu enviable de Montréal en ouverture : depuis les années 1960, la ville est l’un des plus importants ports d’importation de coke et d’héroïne au monde.

Durant cette première heure, on souligne également combien la corruption a infiltré tous les milieux (politique, judiciaire, construction). Le tout, entre deux prises de vue à couper le souffle de célèbres monuments montréalais (stade olympique, pont Jacques-Cartier).

En présentant les travers de Montréal, Bad Blood diffère des récentes séries anglophones qui s’y sont déroulées, comme This Life et 21 Thunder. Même 19-Two proposait un portrait plus flatteur du royaume du cône orange.

Intérêt grandissant

Pour Maxim Roy, qui incarne la maîtresse de Vito Rizzuto (Anthony LaPaglia) dans Bad Blood, la présence de plus en plus marquée de Montréal à la télévision anglophone montre combien elle pique la curiosité du reste du Canada.

« J’ai tourné dans tellement de téléfilms, movies of the week, etc. où Montréal passait pour une ville obscure des États-Unis. La différence, c’est qu’aujourd’hui, on s’assume un peu plus. On assume le fait qu’on a une super belle ville internationale et multiculturelle. Et c’est bien parce qu’au Canada anglais, ils sont fascinés par Montréal. Chaque fois que j’ai travaillé à Toronto, j’ai senti le grand respect qu’ils avaient pour notre communauté artistique. »

Maxim Roy et Anthony LaPaglia dans Bad Blood. COURTOISIE
Photo courtoisie
Maxim Roy et Anthony LaPaglia dans Bad Blood. COURTOISIE

Sans maquillage

Pour sa part, Vincent Leclerc, qui campe le chef des motards montréalais, se réjouit de voir la métropole prendre sa place au petit écran hors des frontières du Québec.

« Je trouve ça l’fun qu’on n’ait plus besoin de maquiller la ville. Quand on tournait This Life, c’était primordial pour eux qu’on cadre des plans du marché Jean-Talon. C’était rafraîchissant à voir. »

Produite par New Metric Media et Sphère Media Plus, et réalisée par Alain Desrochers (Nitro), Bad Blood met également en vedette Kim Coates, Enrico Colantoni et Paul Sorvino. L’actrice québécoise Claudia Ferri apparaît au générique.

City présente Bad Blood les jeudis à 20 h.

Des séries tournées à Montréal

Voici trois autres séries anglophones récentes à avoir utilisé Montréal comme toile de fond :

  • This Life (2015-2016) : Adaptation de Nouvelle adresse.
  • 19-Two (2014-2017) : Adaptation de 19-2.
  • 21 Thunder (2017-...) : L’univers des membres du Thunder, un club de soccer pour 21 ans et moins.