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8 raisons de profiter de nos week-ends

Happy family at a picnic is preparing a barbecue grill outdoors. Vector illustration
Illustration Fotolia

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Elle s’appelle Katrina Onstad, elle est journaliste. Un dimanche soir, son fils de 12 ans lui fait remarquer que la fin de semaine est passée sans que rien ne la différencie des jours de semaine. La famille n’a rien fait de spécial, rien qui puisse apporter une note plaisante à ce dimanche soir, rien qui puisse se transformer en un beau souvenir. Ce soir-là, elle décide d’écrire The Weekend Effect, un livre qui nous rappelle l’importance de nous détendre pendant 48 heures en ligne.

1. La naissance des WE. Pour résumer beaucoup, le plaisir de s’arrêter quelques heures au cours des sept jours de la semaine provient de deux sources : les religions et les syndicats. Dans toutes les religions, on trouve une incitation (voire une obligation) à stopper périodiquement l’être producteur en nous pour laisser émerger l’être spirituel. C’est aussi les pressions des travailleurs et des grands syndicats qui, au cours des deux derniers siècles, ont permis l’essor des fins de semaine. En 1955, dans plusieurs pays industrialisés, écrit l’auteure, du vendredi soir au dimanche soir, on profitait de la vie.

2. Pas seulement produire. Un week-end est une période de 48 h qui devrait nous rappeler qu’on est davantage qu’une personne responsable et productive qui priorise ses obligations ou son emploi. On est également le membre d’une famille, un ami, un parent, un être créatif, etc. Le problème est que les fins de semaine sont en danger de disparition, ce qui pourrait affecter diverses facettes de nous-mêmes.

3. Les facteurs de disparition. La disparition des fins de semaine va de pair avec les nouvelles façons de travailler, nous dit Katrina Onstad. Les grands responsables sont le travail précaire et l’essor de la technologie. La précarité explique que plusieurs personnes continuent de travailler même la fin de semaine. En effet, quand on est travailleur autonome, on tâche de répondre aux demandes. De même, les patrons rognent souvent sur leur week-end en continuant de lire leurs courriels. Autre facteur : en accélérant le rythme de tout, la technologie nous tient en haleine. On devient un peu fou.

4. La place du travail. Le travail est comme un poisson qui grossit à mesure qu’on lui donne un aquarium plus grand : plus il y en a, plus on s’y adonne. Il finit par occuper tout l’espace et le temps, écrit l’auteure torontoise. Bien sûr, tout le monde n’entre pas dans la catégorie « malade du boulot », on ne vit pas tous à Toronto ou à New York et on n’est pas tous des grands patrons.

5. Les obligations domestiques. De nos jours, puisque les femmes sont sur le marché du travail, la fin de semaine est souvent consacrée au lavage, au ménage, à l’épicerie. Après, on est si fatigués qu’il est aisé de se retrouver devant un bête écran. Celles et ceux qui ont de jeunes enfants ou des ados les promènent d’une activité à l’autre, ce qui abolit un temps qui pourrait être libre.

6. Le magasinage. Autre plaie des temps modernes : le magasinage. Bien qu’elle reconnaisse que c’est aussi un plaisir, il reste un peu vide et nous laisse souvent sur notre faim, sans compter qu’il nous entraîne à trop dépenser et à devoir travailler encore plus. Une roue !

7. Se rapprocher des gens. Que faire? demande Katrina Onstad. D’abord, prendre conscience qu’une des plus grandes joies de l’existence consiste à être en contact avec les gens qu’on aime. Les rapprochements reposent notre âme.

8. Un loisir. Ensuite, rappelons-nous qu’un loisir (collectionner des timbres, bricoler, dessiner, jouer au ping-pong, faire de la photo, jouer d’un instrument) reste une bonne façon de se détendre véritablement. Un vrai loisir n’est pas seulement une diversion, il nourrit notre vie. La personne qui cultive une passion pour un art ou un sport se ressource vraiment.