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La mère de l’accusé éclate en sanglots

Elle ne peut croire que son fils a tué une fille au Maxi

palais de justice de Montreal
Photo Chantal Poirier La mère de l’homme qui a poignardé une employée d’un Maxi a tenté de cacher son visage aux côtés des avocats Philippe Larochelle (au centre) et Sébastien Chartrand.

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La mère du jeune homme qui a tué une employée d’un Maxi ne comprend toujours pas ce qui a poussé son fils à commettre un tel crime.

« C’était terrible, a affirmé en pleurs Tshipata Irène Mbiye. Ce n’est pas mon Randy, que j’ai élevé avec beaucoup d’affection. »

Éclatant en sanglots à plusieurs reprises, la femme a ainsi témoigné mardi sur la vie de son fils Randy Tshilumba qui était, selon elle, un garçon sociable et studieux.

Or, plus d’un an avant le meurtre de Clémence Beaulieu-Patry, il avait changé, a-t-elle juré au palais de justice de Montréal.

« Il a commencé à s’isoler, a affirmé Mme Mbiye. Il m’a même demandé de déménager en disant qu’il craignait pour sa vie. Il avait l’air vraiment apeuré. »

Paranoïa

Plus tôt dans la journée de mardi, Tshilumba a maintenu en contre-interrogatoire avoir tué de 14 coups de couteau Clémence Beaulieu-Patry en avril 2016, car il croyait dur comme fer qu’elle voulait le tuer.

« Elle m’a pointé du doigt, j’étais sûr à 100 % qu’elle allait sortir une arme et tirer sur moi et des clients », a dit l’accusé qui plaidera les troubles mentaux.

Cette conviction, a-t-il dit, a été acquise en analysant des messages sur Facebook.

Même aujourd’hui, il continue de croire que les amies de sa victime veulent activement le tuer, a témoigné Tshilumba qui est détenu à l’institut Philippe-Pinel de Montréal.

Avions

« Elles m’espionnent à partir des avions qui passent au-dessus de Pinel, elles veulent briser les murs pour me tuer, ça me rend vraiment inquiet », a-t-il dit en contre-interrogatoire.

La Couronne, de son côté, soutient que Tshilumba avait tenté d’obtenir un rendez-vous avec la victime une semaine avant le drame, mais qu’il avait essuyé un refus. Le crime n’a pas été causé par la folie et l’accusé avait prémédité son geste, selon la théorie de la poursuite.

Durant le contre-interrogatoire, Tshilumba a d’ailleurs été confronté à certaines contradictions dans son témoignage, comme sur le fait qu’il a menti aux policiers en leur disant qu’il ne connaissait pas la victime. En réalité, il la connaissait de vue pour avoir fréquenté la même école secondaire qu’elle.

Quant à ses recherches sur Google, après le drame, sur la façon de commettre le crime parfait, il s’est justifié en affirmant qu’il voulait tout cacher à sa mère et non aux policiers.