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Des caméras dans les CHSLD d'ici 2018

Des caméras dans les CHSLD d'ici 2018
Photo héloïse Archambault

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Le gouvernement du Québec encadrera d'ici janvier l'utilisation des caméras de surveillance dans les Centres hospitaliers de soins de longue durée (CHSLD).

La ministre responsable des aînés et de la lutte contre l'intimidation, Francine Charbonneau, a bon espoir qu'il n'y aura pas trop d'opposition à l'endroit de son règlement concernant les modalités d'utilisation de mécanismes de surveillance dans un CHSLD.

Selon un document de trois pages dont TVA Nouvelles a obtenu copie et qui balise l'utilisation des appareils de surveillance, on indique que c'est le résident ou son mandataire qui décidera de l'utilisation de caméras pour assurer sa sécurité ou celle de ses biens. Il est aussi précisé qu'on devra aviser la direction de l'établissement et qu'on devra faire une réévaluation de l'utilisation tous les six mois.

«On va de l'avant parce qu'on met en place les mécanismes de protection pour les aînés, mais aussi pour le personnel et les établissements», insiste la ministre Francine Charbonneau. «Quand on va rentrer dans l'établissement, on va dire, ici, certaines chambres sont sur surveillance. C'est rassurant pour le personnel où un résident confus peut aussi poser des gestes à son endroit», dit-elle.

Au terme d'une consultation de quatre jours, la ministre croit pouvoir répondre aux attentes des ceux qui réclamaient la présence de caméra pour protéger les résidents de CHSLD – qui voudront les utiliser. Ceux qui auront des objections auront 45 jours pour le faire à compter du 11 octobre prochain.

Contre la maltraitance

«Je pense qu'on met en place un mécanisme différent qui va être reconnu autant par les tribunaux que par les entreprises privées et publiques. Voici ce qu'on a comme outil de plus pour protéger contre la maltraitance», conclut-elle.

Dans un rapport coup-de-poing, la protectrice du citoyen, Marie Rinfret, dénonçait encore jeudi dernier des situations de maltraitance.

«Malheureusement, on reçoit encore des plaintes, et je vous dirais que pour nous, une plainte, c'est trop», a déploré la protectrice.

Le Parti québécois, qui voulait qu'on assure la dignité des usagers, est rassuré par la teneur du règlement.

«Ça donne un signal! Au Québec, on est en train de bouger, souligne le député du PQ Harold Lebel. On voit encore des cas de maltraitance, il faut toujours lutter. Ce n'est pas parce qu'arrivent des caméras qu'on vient de régler toute la question. Il faudra encore être vigilant», insiste le député de Rimouski.

Le Réseau FADOQ a applaudi cette initiative. «Pour nous évidement ça répond à un besoin et ça répond à une demande des organisations terrain», se réjouit Caroline Bouchard, porte-parole du Réseau FADOQ.