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Elle refuse les excuses de son agresseur

Une ado a reçu une trentaine de coups de masse

Natasha Raymond était très stressée de témoigner devant son agresseur mardi au palais de justice de Trois-Rivières, mais elle s’est dite soulagée par la suite.
Photo collaboration spéciale, amélie st-yves Natasha Raymond était très stressée de témoigner devant son agresseur mardi au palais de justice de Trois-Rivières, mais elle s’est dite soulagée par la suite.

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TROIS-RIVIÈRES | Une adolescente de 16 ans ne croit pas aux remords de l’homme qui l’a attaquée à coups de masse en pleine rue il y a près de deux ans.

Natasha Raymond ne veut rien savoir des larmes de Marc Perron, qui a pleuré et offert ses excuses devant le tribunal mardi pour l’avoir battue avec une petite masse, en octobre 2015.

« Je suis sûre que ce n’est pas vrai. C’est une comédie qu’il joue », a dit la jeune victime, en sortant de la salle d’audience du palais de justice de Trois-Rivières.

Perron a plaidé coupable à des accusations de voies de fait graves et la cour doit déterminer s’il sera déclaré délinquant dangereux.

Marc Perron, Coupable
Photo d'archives
Marc Perron, Coupable

 

« Il voulait me tuer »

Le 13 octobre 2015, Natasha Raymond allait rejoindre des amis dans un Tim Hortons quand Perron l’a suivie. Lorsque l’ado s’est retournée, il l’a frappée d’une trentaine de coups de masse, dont 14 à la tête, ce qui a laissé des lacérations de 1 à 7 cm.

« Dans ma tête, c’est sûr qu’il voulait me tuer », a-t-elle dit mardi.

À bout de souffrances, elle a feint l’inconscience, mais ça n’a pas freiné Perron, qui tentait de la traîner dans un coin sombre d’une cour d’école secondaire. Heureusement, des voisins l’ont sauvée, tandis que l’agresseur prenait la fuite.

Il a pris la parole publiquement pour la première fois mardi depuis le drame.

« C’est un geste impardonnable. Je suis désolé pour Natasha. J’ai bu beaucoup ce soir-là. Ce n’est pas une défense, mais j’ai perdu la carte. Je pensais avoir fait de bonnes thérapies et être sur la bonne voie », a-t-il dit sur un ton décousu.

Stressée

L’adolescente était extrêmement tendue devant son agresseur lors des observations sur la peine, particulièrement quand elle a témoigné devant le juge.

« Je n’ai jamais été autant stressée de toute ma vie. J’en tremblais », confie-t-elle.

Elle a expliqué au juge Jacques Lacoursière les conséquences de l’attaque qui pèsent toujours sur son quotidien.

« Je n’ai plus juste peur de lui, j’ai peur de tout le monde », a-t-elle déclaré, en soulignant la crainte qu’elle avait maintenant de se promener seule à Trois-Rivières le soir. Deux ans plus tard, elle dort toujours la lumière de sa chambre allumée, tellement elle ne supporte plus la noirceur.

Le juge décidera si Perron sera déclaré délinquant dangereux le 19 octobre.