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Moins de ventes aux mineurs dans les dépanneurs

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Jamais aussi peu de dépanneurs et épiceries au Québec n’ont été pris à vendre du tabac aux mineurs selon les chiffres préliminaires de 2017.

« Au cours des deux ou trois dernières années, on était autour de 11 % ou 13 % d’échecs. C’est la première fois que je vois en bas de 10 %, c’est vraiment exceptionnel », se réjouit Guy Leroux de depquebec.com.

Chaque année, les inspecteurs du ministère de la Santé visitent les dépanneurs et épiceries pour vérifier s’ils respectent la loi qui leur interdit de vendre du tabac aux moins de 18 ans. Un client mystère mineur se présente donc dans le dépanneur et demande des cigarettes.

Si la vente est conclue, les amendes peuvent être très sévères pour les détaillants. À la première infraction, elles peuvent varier de 2500 $ à 62 500 $ et en cas de récidive de 5000 $ à 125 000 $, en plus d’une suspension de leur permis de vente de produits du tabac pendant trois mois.

Inspections des terrasses

Mais depuis le début de l’année 2017, seulement 7,7 % des commerces ont échoué l’inspection, selon des données du Ministère commandées par depquebec et dont Le Journal a obtenu copie.

« C’est la première fois que l’on réussit à dépasser le cap des 90 % de réussite, c’est du jamais-vu. Quand on sait qu’il y a environ 10 ans, on avait seulement 50 à 55 %, on peut souligner le travail des détaillants », se réjouit Yves Servais, directeur général de l’Association des marchands dépanneurs et épiciers du Québec (AMDEQ).

Cependant, en 2016, il y a eu environ 60 % moins d’inspections pour la vente de tabac aux mineurs par rapport aux deux années précédentes. Le Ministère explique cette baisse par le fait que les inspecteurs se sont plus concentrés sur les nouvelles mesures de la loi sur le tabac qui ont été adoptées en novembre 2015, comme l’interdiction de fumer sur les terrasses.

Les associations qui représentent les dépanneurs et les épiciers attribuent notamment la réussite de 2017 aux programmes qu’ils ont mis en place pour aider les commerces à former leurs employés et à engager une firme externe pour mener des inspections.

« Il y a un taux de roulement élevé dans ces commerces, surtout chez les jeunes, alors c’est très difficile et onéreux pour les employeurs d’assurer la formation », explique Michel Gadbois de l’Association québécoise des dépanneurs en alimentation.