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Un premier débat pour les candidats dans Lac-Saint-Jean

Cinq aspirants tenteront de ravir le siège de député qui appartenait à Denis Lebel le 23 octobre prochain

Les quatre principaux candidats au poste de député de Lac-Saint-Jean sont la néo-démocrate Gisèle Dallaire, le libéral Richard Hébert, le bloquiste Marc Maltais et le conservateur Rémy Leclerc.
Photo Pierre-Alexandre Maltais Les quatre principaux candidats au poste de député de Lac-Saint-Jean sont la néo-démocrate Gisèle Dallaire, le libéral Richard Hébert, le bloquiste Marc Maltais et le conservateur Rémy Leclerc.

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Alors que les élections municipales retiennent l’attention dans la région, une autre course se déroule du côté du Lac-Saint-Jean, où cinq candidats se disputent le siège laissé vacant par Denis Lebel en tant que député à Ottawa.  

Les candidats Richard Hébert (Parti libéral du Canada), Gisèle Dallaire (Nouveau parti démocratique), Rémy Leclerc (Parti conservateur du Canada), Marc Maltais (Bloc québécois) et Yves Laporte (Parti vert) se sont livrés à un premier débat devant le Cercle de presse du Saguenay au cours duquel ils ont exprimé leurs priorités afin de convaincre les Jeannois de voter pour eux, notamment en ce qui à trait à l’épineux dossier de la couverture cellulaire pour l’ensemble du Lac.

Un dossier à régler

À ce sujet, Richard Hébert a convenu que la situation n’était «pas parfaite», mais que le gouvernement de Justin Trudeau avait déjà fait un pas dans la bonne direction. «À chaque fois qu’on érige une tour [de téléphonie cellulaire], c’est 1 M$. Il faut trouver la rentabilité parce qu’il n’y a malheureusement pas beaucoup de clients. Cependant, c’est une question de sécurité», a convenu M. Hébert.

Son adversaire Rémy Leclerc a souligné que l’investissement annoncé à la fin août pour couvrir la portion de la route 155 entre le Lac-Saint-Jean et la Mauricie était «un bon début», mais que la couverture régionale devait faire l’objet d’une annonce «immédiate».

«On a deux catégories de gens, ceux qui sont au 21e siècle et ceux qui ne sont pas encore rendus. C’est dur pour les entrepreneurs et les familles de Saint-Thomas-Didyme, de Saint-André-du-Lac, de Saint-Stanislas qui n’ont pas la technologie», a pour sa part indiqué Gisèle Dallaire.

Si le bloquiste Marc Maltais a mentionné qu’il s’agissait aussi d’une question de démocratisation des services et d’occupation du territoire, le candidat du Parti vert Yves Laporte a surpris en disant craindre les effets du cellulaire sur la santé des gens.

«Au moment où les gens sont allés s’établir loin des centres, ils avaient sûrement des raisons. Je ne vois pas pourquoi on ferait une technologie qui est égale pour tout le monde si c’est si compliqué.»

Population en déclin

Les candidats sont également revenus sur cette autre étude publiée dans le Journal mercredi qui démontre que la région avait encore perdu 1000 résidents en 2015-2016.

La plupart des candidats ont souligné l’importance de créer de bons emplois et de ramener les jeunes en région. Richard Hébert et Rémy Leclerc ont également mentionné que la région se devait de s’ouvrir de plus en plus sur l’immigration pour regarnir ses rangs dans les années à venir.

«Les gens qui partent, ce n’est pas parce qu’ils n’aiment pas notre région, c’est parce qu’il n’y a pas de jobs», a rappelé l’ex-leader syndical Marc Maltais, qui s’est joint à la course la semaine dernière sous la bannière du Bloc québécois.