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200 programmeurs, concepteurs et développeurs recherchés en Mauricie

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Le secteur des technologies de l'information (TI) est en pleine crise de la main d'œuvre. Uniquement en Mauricie, 200 postes sont présentement disponibles.

Chantal Trépanier, PDG de Cognibox, entreprise basée à Shawinigan, ne sait plus où donner de la tête.

«On a des travailleurs qui sont à distance, dans d'autres cas on reporte des projets parce qu'on manque de main-d'œuvre», a-t-elle raconté jeudi à TVA Nouvelles.

Même son de cloche chez Progi, de Trois-Rivières. «On doit faire affaire avec des pays comme l'Inde, qui nous offre de la main-d'œuvre en abondance», a dit la présidente de Progi, Diane Chainé.

Pourtant, cette année, le Cégep de Trois-Rivières va produire seulement neuf diplômés en TI. Même la formation continue est incapable depuis deux ans de démarrer le programme, faute d'inscriptions.

Pourtant, le marché, lui, peut en prendre beaucoup plus, selon Sylvain Carignan, coordonnateur du département de génie électrique au Cégep de Trois-Rivières. «Chaque étudiant, présentement, a deux, trois, quatre emplois. C'est lui qui choisit. Et quand des employeurs m'appellent pour avoir des étudiants, je suis obligé de leur dire que les chances sont très faibles.»

Une quinzaine d'entreprises de la région ont lancé jeudi matin la Vitrine TI pour mettre en lien le monde de l'éducation et celui du travail. La formule 5 à 7 va réunir employeurs et étudiants pour que chacun puisse se faire connaître.