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Julius Grey s’oppose à l'ouverture d'un centre d’injection supervisé à proximité d'une école

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Des parents inquiets de l’ouverture imminente d’un service d’injection supervisé à moins de 200 mètres de l’école de leurs enfants font appel à un avocat renommé pour défendre leur cause.

« Maître Julius Grey favorisait au départ l’implantation des services d’injection supervisée [SIS] à Montréal, mais lorsqu’on lui a expliqué où et à quelles heures celui de Spectre de rue allait être ouvert, il a accepté de nous représenter », explique la présidente du conseil d’établissement de l’école Marguerite-Bourgeoys, Christelle Perrine.

<b>Julius Grey</b><br /><i>Avocat</i>
Photo d'archives, Agence QMI
Julius Grey
Avocat

Le 15 octobre, un SIS où il sera possible de s’injecter légalement de la drogue sous la surveillance d’une infirmière ouvrira dans les locaux de l’organisme Spectre de rue, situés à un jet de pierre de l’école primaire.

Des parents ont maintes fois exprimé leurs craintes par rapport au fait qu’il se trouverait sur un corridor scolaire emprunté par leurs enfants. Mais le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS), qui gère le projet, prévoit toujours le réaliser.

Me Grey est entre autres connu pour avoir défendu l’humoriste Mike Ward dans sa cause contre Jérémy Gabriel.

Injonction possible

Il indique qu’une injonction pour empêcher l’ouverture du SIS pourrait être déposée advenant le cas où les autorités continueraient à faire la sourde oreille.

« Ce qu’on aimerait, c’est avoir une discussion franche, mais paisible avec les autorités sur l’emplacement de ce SIS [...] mais on n’écarte pas du tout [des démarches juridiques] », a-t-il dit en entrevue.

L’avocat a envoyé en juillet une lettre aux trois paliers de gouvernement pour demander une rencontre à propos de l’ouverture du SIS dans les locaux de Spectre de rue. Il confirme avoir reçu un accusé de réception, mais n’a pas eu de nouvelles depuis.

Manque de communication

« C’est ahurissant de voir qu’ils ne sont pas capables de prendre en compte la voix des enfants pour repenser le projet », déplore Mme Perrine.

Outre une rencontre organisée avec les parents en juin, les représentants du CIUSSS n’ont pas fourni plus de renseignements aux parents inquiets, explique-t-elle en ajoutant que le site devrait être relocalisé.

Contacté par Le Journal, le CIUSSS n’a pas voulu commenter.