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Policier du SPVM blâmé par le Comité de déontologie

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Un policier montréalais a été blâmé pour son «manque de jugement» par son Comité de déontologie parce qu’il est allé se plaindre au superviseur d’un agent de sécurité de son attitude au moment de lui remettre un constat d’infraction.

Le 4 février 2016, le policier du Service de police de la ville de Montréal (SPVM) Éric Locas, qui possède 23 ans d’expérience, intercepte l’agent de sécurité du Cégep Ahuntsic Rivelino Bélizaire, car ce dernier n’a pas traversé la rue à une intersection.

Selon la version du policier, M. Bélizaire semble ne pas apprécier de recevoir une amende. À la remise du constat, le policier Locas affirme que l’agent de sécurité l’a traité de «crisse d’imbécile».

L’agent de sécurité nie avoir dit cela. Le Comité indique dans sa décision ne pouvoir établir si cela est vrai ou faux.

«Inapproprié et inconcevante»

Mais on a cependant établi que le lendemain, le policier Locas décide d’aller rencontrer le superviseur de l’agent de sécurité pour l’informer que M. Bélizaire n’a pas agi correctement à son endroit.

«Cette rencontre avec le superviseur de [Rivelino] Bélizaire était inappropriée et inconvenante et elle représente un manque de jugement de la part de l’agent [Éric] Locas», affirme le comité de déontologie, qui ajoute que la réaction était «nettement exagérée, voire même déplacée, et aurait pu être lourde de conséquences pour M. Bélizaire».

«Après la visite du policier, M. Bélizaire dit s'être senti mal à l’aise dans son environnement de travail. Il a dû répondre aux questions de dirigeants et de collègues à ce sujet pendant plusieurs mois», peut-on également lire dans la décision, qui date du 30 août dernier.

Le comité de déontologie policière a ainsi tranché que l'agent Locas ne s'était «pas comporté de manière à préserver la confiance et la considération que requièrent ses fonctions à l’égard de

M. Bélizaire, en allant rencontrer son superviseur à des fins impropres», puisqu’il «s’agit d’un événement privé entre un policier et un citoyen».

Éric Locas sera de retour devant le Comité de déontologie pour connaître sa sanction le 6 novembre prochain.

Quatrième fois

C’est la quatrième fois que le policier du SPVM se retrouve dans le comité de déontologie.

En 2015, il avait été suspendu cinq jours sans salaire pour abus d'autorité après avoir été menaçant envers un citoyen dont il inspectait la moto.

L'année précédente, il avait aussi écopé trois jours de suspension sans salaire pour avoir abusé de son autorité et s'être montré impoli envers une automobiliste.